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Dernières Infos - Liban-Sud

Le camp de Aïn al-Héloué enterre les 13 adolescents tués dans des frappes israéliennes

Commentant les cercueils recouverts de drapeaux du Hamas, le porte-parole de l’armée israélienne, Avichay Adraee, affirme que le mouvement islamiste « n’a fait aucun effort pour dissimuler ses actes ».

Le camp de Aïn al-Héloué enterre les 13 adolescents tués dans des frappes israéliennes

Le cercueil du corps de l’un des 13 Palestiniens tués dans la frappe israélienne sur Aïn el-Héloué mardi, est accueilli dans le camp au milieu d’un rassemblement de personnes, le 20 novembre 2025. Photo Mountasser ABDALLAH / L'Orient-Le Jour

Les funérailles des 13 Palestiniens, âgés de 16 et 17 ans, tués mardi soir dans trois frappes israéliennes ayant visé un terrain de football dans le camp de réfugiés de Aïn al-Héloué, au Liban-Sud, se sont déroulées jeudi à 15h, après la prière musulmane de l’après-midi, selon notre correspondant dans la région, Mountasser Abdallah.

Les corps ont été transportés depuis l’hôpital Hamchari, géré par le Croissant-Rouge palestinien à l’extérieur du camp, dans 13 ambulances de l’organisation al-Chifaa, proche du mouvement islamiste Hamas. Chaque véhicule portait la photo d'une victime. À l’entrée du camp, le convoi a été accueilli par une foule nombreuse et des scouts, au son de chants et de musique, accompagnés de fleurs en hommage aux disparus. Les ambulances ont traversé plusieurs quartiers autour de la ville de Saïda avant de pénétrer dans le camp.

Adraee commente la présence de drapeaux du Hamas

Les familles des victimes ont organisé des condoléances privées à domicile avant les prières et les cérémonies collectives. Commerces et écoles sont restés fermés en signe de deuil. Les cercueils étaient recouverts de drapeaux palestiniens et du Hamas, tandis que des chants islamistes et des appels à la vengeance résonnaient, rapporte notre correspondant. L’inhumation a eu lieu au cimetière Darb el-Sim, à l’intérieur du camp.

Commentant les drapeaux du Hamas placés sur les cercueils, le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee, a estimé que le mouvement « n’a fait aucun effort pour dissimuler ses actes » en organisant « les funérailles de ses membres et en posant ses drapeaux sur leurs cercueils ». Selon lui, « la présence du Hamas, à Gaza ou au Liban, déstabilise toute zone où il s’installe », ajoutant que « le complexe visé était utilisé à des fins militaires et ces images des funérailles révèlent la vérité ».

Plus tard dans la journée, la France s’est dite « préoccupée » par l’intensification des frappes israéliennes, a indiqué un représentant du ministère français des Affaires étrangères à l'agence Reuters. « Nous sommes préoccupés par cette intensification des frappes israéliennes au Liban-Sud. Nous condamnons les frappes qui tuent des civils dans le Sud. Notre position est celle du respect du cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre 2024 », a précisé le porte-parole.

Un an après l'entrée en vigueur de la trêve négociée par les États-Unis et la France entre Israël et le Hezbollah, les tensions restent vives. L'État hébreu s'est acharné mercredi sur le Liban-Sud, frappant plusieurs localités après des avertissements et des appels à évacuer les lieux lancés en ligne. L’armée israélienne occupe toujours au moins six collines du côté libanais de la frontière et poursuit des bombardements quasi quotidiens - dans cette région et dans la Békaa - qu’elle justifie par la nécessité d’empêcher une résurgence militaire du Hezbollah, soutenu par l’Iran, dans la zone frontalière.

Les funérailles des 13 Palestiniens, âgés de 16 et 17 ans, tués mardi soir dans trois frappes israéliennes ayant visé un terrain de football dans le camp de réfugiés de Aïn al-Héloué, au Liban-Sud, se sont déroulées jeudi à 15h, après la prière musulmane de l’après-midi, selon notre correspondant dans la région, Mountasser Abdallah.Les corps ont été transportés depuis l’hôpital Hamchari, géré par le Croissant-Rouge palestinien à l’extérieur du camp, dans 13 ambulances de l’organisation al-Chifaa, proche du mouvement islamiste Hamas. Chaque véhicule portait la photo d'une victime. À l’entrée du camp, le convoi a été accueilli par une foule nombreuse et des scouts, au son de chants et de musique, accompagnés de fleurs en hommage aux disparus. Les ambulances ont traversé plusieurs quartiers...