Le chanteur et ex-salafiste libanais Fadl Chaker. Photo Instagram/@FadelChaker
Le tribunal militaire ouvrira mardi prochain, le 25 novembre, le procès du crooner libanais Fadl Chaker, adulé dans le monde arabe, lié à quatre affaires intentées contre lui notamment pour appartenance à une organisation armée et « atteinte au prestige de l'Etat. » Selon l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle), le général Bassam Fayad, qui préside le tribunal militaire, a fixé à mardi le début du procès. Les chefs d'accusation sont : l'appartenance à une organisation armée, son financement, la détention d'armes sans licences et l'atteinte au prestige de l'Etat.
Chanteur devenu salafiste, Fadl Chaker avait été condamné par contumace en 2020 à 22 ans de prison pour avoir soutenu et financé le groupe du prédicateur Ahmad el-Assir, principal protagoniste d'affrontements contre l'armée libanaise à Abra en 2013, qui avaient fait 29 morts, dont 18 soldats. Il était resté en cavale, cloîtré dans le camp de réfugiés palestiniens de Aïn el-Héloué, au Liban-Sud, depuis, avant de se rendre aux autorités libanaises le 5 octobre dernier. Sa reddition serait le résultat de pressions et de menaces exercées ces derniers mois contre lui dans le camp, en raison de son retour dans le domaine musical et de la sortie de son dernier album.
Parallèlement, une procédure est également menée contre Fadl Chaker devant la cour criminelle de Beyrouth, dans le cadre de laquelle une audience publique a été fixée au 15 décembre. Cette audience devra être l'occasion d'un face-à-face avec Ahmad el-Assir, condamné à mort pour les combats à Abra.


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