Des participants à la conférence Beirut One, discutant au téléphone devant l’entrée du Seaside Pavilion, le 18 novembre 2025. Photo Philippe HAGE BOUTROS/L’Orient-Le Jour
Le ministre des Télécoms, Charles Hage, a annoncé lors de la conférence Beirut One, qui se tient depuis mardi dans la capitale, « le lancement d’une nouvelle vision nationale pour le secteur, visant à transformer les télécommunications d’une source de revenus pour l’État en un moteur clé de la croissance économique », selon l’Agence nationale d’information (Ani, officielle).
Il a présenté « un plan sur trois ans incluant l’extension du réseau de fibre optique à 500 000 foyers, dont 325 000 déjà en phase d’appel d’offres, ainsi que la modernisation des réseaux mobiles pour atteindre une couverture 5G de 70 % ». Le Liban prévoit également de renforcer sa « connectivité internationale » en déployant un nouveau câble sous-marin et en se connectant à Starlink, le service de satellites d’Elon Musk pour l’internet haut débit.
Une majorité de ces annonces avaient déjà été faites au cours des mois précédents, tandis que le gouvernement a signé en octobre le décret accordant une licence de deux ans à Starlink.
Dans sa présentation, Charles Hage a assuré que « les réformes en cours, telles que la réactivation de l’Autorité de régulation des télécommunications (TRA) et la création de “Liban Telecom” conformément à la loi 431 (de 2002), ouvriront la voie à des partenariats d’investissement transparents suivant le modèle des partenariats public-privé ».
Le Conseil des ministres a nommé, le 11 septembre, les premiers membres du conseil de la TRA, mais le décret a été contesté en novembre devant le Conseil d’État par Wassim Mansour, ancien directeur général de l’opérateur mobile libanais Touch au milieu des années 2010, associé à l’ONG Legal Agenda.
Le Liban reste largement en retard, en termes de connectivité, par rapport à aux pays voisins et aux standards internationaux .


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