Des visiteurs marchent sous la pyramide de verre à l'intérieur du musée du Louvre à Paris, en France, le 29 janvier 2025. REUTERS/Benoit Tessier/Photo d'archive
Au lendemain de l'annonce de la fermeture d'une galerie du musée du Louvre en raison d'une « fragilité » de l'édifice, la ministre de la Culture Rachida Dati a estimé mardi que, « pour le remettre totalement aux normes et totalement d'aplomb, il faudrait presque le fermer ».
« Les études ont confirmé qu'il y avait une certaine fragilité » de la galerie Campana, qui abrite neuf salles dédiées à la céramique grecque antique et dont la direction a annoncé la fermeture la veille, a indiqué Rachida Dati sur BFMTV.
« Nous avons évacué des agents qui travaillaient dans cette aile pour qu'on puisse mesurer l'état d'insécurité au sens physique et matériel », a précisé celle qui est aussi candidate la mairie de Paris.
La galerie a fermé ses portes au public lundi, le temps que des « investigations » soient menées « sur la particulière fragilité de certaines poutres portant les planchers du deuxième étage de l'aile sud » du quadrilatère Sully, qui enserre la cour carrée, selon le musée.
« C'est une fermeture partielle d'une salle par mesure de précaution », a précisé la ministre, « nous ne ferons prendre aucun risque pour les agents et aucun risque pour les publics ».
« Ce musée, pour le remettre totalement aux normes et totalement d'aplomb, il faudrait presque le fermer définitivement », a-t-elle estimé. Mais « on ne veut pas priver les visiteurs et on ne veut pas non plus priver les agents de leur travail. nous sommes obligés de le faire par étapes. »
Les 65 agents administratifs qui travaillent dans la galerie Campana doivent quitter les lieux d'ici mercredi. En revanche, les milliers de vases qui y sont exposés n'encourent « aucun risque » et ne seront pas déplacés, a assuré lundi une porte-parole du Louvre à l'AFP.
La galerie Campana est située sur la même aile sud du Louvre, musée le plus visité au monde, où un commando de malfaiteurs a réussi à s'introduire le 19 octobre, dérobant huit joyaux de la Couronne d'une valeur estimée à 88 millions d'euros. Les bijoux restent aujourd'hui introuvables.


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