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Dernières Infos - Arabie Saoudite

La veuve de Khashoggi trouve « très douloureuse » la rencontre entre Trump et MBS


Des portraits de Jamal Khashoggi lors d'une veillée organisée en sa mémoire par des activistes et le Comité pour la protection des journalistes, devant le consulat saoudien à Istanbul, le 2 octobre 2019. Photo REUTERS/Sarah Silbiger/File Photo

La veuve du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, tué en 2018 par des agents saoudiens, a jugé « très douloureuse » la visite à Washington mardi du prince héritier Mohammad ben Salmane (MBS), qui doit y être reçu comme un chef d'État. Dans une interview à CNN, Hanan Elatr Khashoggi a aussi indiqué espérer l'aide du président américain, Donald Trump, pour obtenir un règlement financier avec Riyad dans ce dossier.

« C'est très douloureux pour moi », a expliqué l'épouse de l'ex-chroniqueur du Washington Post. « Il serait mieux que Jamal soit là et reçoive lui même le prince héritier, le rencontre et partage avec lui sa vision et toutes ses idées », a-t-elle déclaré. Avant sa mort, « Jamal attendait une invitation du prince héritier et espérait avoir l'espace pour être entendu », a-t-elle encore indiqué. « Il avait de bonnes idées pour son pays ». Mme Khashoggi a confirmé avoir écrit à M. Trump pour qu'il l'aide à obtenir un règlement financier avec Mohammad ben Salmane. « Pour le moment, je n'ai pas reçu de réponse », a-t-elle toutefois reconnu. « Je continuerai à parler et à me battre pour la justice, pour moi et mon mari », a insisté la veuve, affirmant que cette affaire avait « détruit (s)a vie », et espérant que les États-Unis s'en souviennent au moment où ils développent « les liens économiques » avec Riyad et lui « vendent des armes ». « Il manque quelque chose », a-t-elle martelé, évoquant le besoin d'une « véritable justice » en vertu du respect des « droits de l'homme et des valeurs des États-Unis ». 

Critique du pouvoir saoudien après en avoir été proche, Jamal Khashoggi, résident aux États-Unis, avait été assassiné le 2 octobre 2018 dans le consulat de son pays à Istanbul par un commando d'agents venus d'Arabie saoudite. Son corps, démembré, n'a jamais été retrouvé.

Bien que directement mis en cause par l'enquête des services américains, Mohammad ben Salmane n'a jamais fait partie des personnes sanctionnées par Washington. Après avoir nié l'assassinat, Riyad avait fini par affirmer qu'il avait été commis par des agents saoudiens agissant seuls. À l'issue d'un procès opaque en Arabie saoudite, cinq Saoudiens avaient été condamnés à mort et trois autres à des peines de prison. Les peines capitales ont depuis été commuées.

La veuve du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, tué en 2018 par des agents saoudiens, a jugé « très douloureuse » la visite à Washington mardi du prince héritier Mohammad ben Salmane (MBS), qui doit y être reçu comme un chef d'État. Dans une interview à CNN, Hanan Elatr Khashoggi a aussi indiqué espérer l'aide du président américain, Donald Trump, pour obtenir un règlement financier avec Riyad dans ce dossier.« C'est très douloureux pour moi », a expliqué l'épouse de l'ex-chroniqueur du Washington Post. « Il serait mieux que Jamal soit là et reçoive lui même le prince héritier, le rencontre et partage avec lui sa vision et toutes ses idées », a-t-elle déclaré. Avant sa mort, « Jamal attendait une invitation du prince héritier et espérait avoir l'espace pour être entendu »,...