Le président vénézuélien Nicolas Maduro et l'envoyé spécial du président américain Donald Trump, Richard Grenell, se serrent la main au palais de Miraflores, à Caracas, au Venezuela, le 31 janvier 2025. Photo fournie par la présidence vénézuélienne via Reuters
Nicolas Maduro a affirmé lundi qu'il était prêt à discuter « en tête-à-tête » avec Donald Trump, qui a évoqué de possibles discussions avec son homologue vénézuélien alors que les États-Unis ont déployé une flotte de navires de guerre dans les Caraïbes, officiellement dans le cadre d'une opération antidrogue.
« Aux États-Unis, celui qui veut parler avec le Venezuela, (on) parlera (avec lui), +face to face+, en tête-à-tête. Sans aucun problème. Ce qu'on ne peut pas permettre (...) c'est que le peuple chrétien du Venezuela soit bombardé et massacré », a affirmé le président Maduro, en réponse à une lettre d'un pasteur américain lors de son émission hebdomadaire à la télévision publique vénézuélienne.
« Je l'ai dit en anglais, et je le répète toujours. +Dialogue+ n'est-ce pas, en anglais ? Dialogue, dialogue(...) +Yes Peace ! War no ! Never, never war+ (Oui à la paix ! Non à la guerre ! Jamais, jamais la guerre, ndlr)... Ainsi, quiconque souhaite dialoguer nous trouvera toujours, des gens de parole », a-t-il ajouté quelques instants plus tard.
M. Maduro a aussi parlé de « secteurs du pouvoir » américain - sans citer de noms - qui « veulent que le président Trump commette l'erreur la plus grave de toute sa vie et intervienne militairement contre le Venezuela. Ce qui serait la fin politique de son leadership (...) et ils le poussent, le poussent, le provoquent, le provoquent ».
Washington souffle le chaud et le froid sur la possibilité de frappes sur le territoire vénézuélien évoquées par Donald Trump : le dirigeant a affirmé lundi à des journalistes qu' »à un moment donné, je vais lui parler », tout en ajoutant que Nicolas Maduro « n'a pas été bon pour les États-Unis ».
Interrogé pour savoir s'il excluait l'envoi de troupes américaines au Venezuela, M. Trump a répondu : « Non, je n'exclus pas cette possibilité, je n'exclus rien ».
Depuis août, Washington maintient dans les Caraïbes une importante présence militaire avec notamment le plus gros porte-avions du monde, officiellement pour lutter contre le trafic de drogue à destination des États-Unis.
Mais Caracas accuse Washington de prendre prétexte du narcotrafic « pour imposer un changement de régime » à Caracas et s'emparer de son pétrole.


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