Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, prononçant un discours le 17 novembre 2025. Photo al-Manar.
Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, a estimé lundi que le gouvernement libanais est responsable de mettre en place une feuille de route pour faire face aux agressions israéliennes quasi-quotidiennes malgré le cessez-le-feu du 27 novembre dernier. Il a par ailleurs estimé que « les hostilités israéliennes sont le problème, pas la résistance, ni les institutions de l’État libanais, ni l’armée », accusant ceux qui prétendent le contraire de « livrer le pays à Israël ».
Le chef du parti chiite, qui s'exprimait à l'occasion du premier anniversaire de l'assassinat de Mohammad Afif, ancien responsable des médias du Hezbollah, est revenu sur les attaques israéliennes « contre la Finul, contre l’armée libanaise et contre les civils (qui) montrent clairement que nous sommes face à une agression grave et étendue. Il faut y faire face par tous les moyens diplomatiques et politiques, et réfléchir à toutes les mesures permettant de mettre fin à cette agression ». « Le gouvernement libanais est responsable de la réflexion, et c'est à l’État dans son ensemble de mettre en place une feuille de route pour faire face à ces agressions », a-t-il ajouté.
Dimanche, l’armée israélienne a ouvert le feu sur des Casques bleus depuis un char Merkava, à proximité d’une position occupée sur le territoire libanais, dans le secteur de Khiam, sans faire de blessés, amenant la Finul à dénoncer « une violation grave de la résolution 1701 du Conseil de sécurité ».
« Les hostilités israéliennes sont le problème, pas la résistance, ni les institutions de l’État libanais, ni l’armée », accusé le chef du Hezbollah. Quiconque prétend que la résistance est un problème parce qu’elle ne se rend pas, accepte en réalité de livrer le pays à Israël, alors que nous, nous ne l’acceptons pas. « Je m’adresse au gouvernement, et nous faisons partie de ce gouvernement. Nous voulons qu’il réussisse à construire le Liban et à le libérer. Le gouvernement se trompe lorsqu’il choisit la voie des concessions dans l’espoir de mettre fin à l’agression, a-t-il encore souligné. Nous sommes partenaires dans ce pays, nous avons notre mot à dire, et avec nous se tient une large partie du peuple libanais ainsi que les forces politiques alliées ».
Kassem au gouvernement : « Essayez de dire ‘non’ »
« Ce qui se passe aujourd’hui au Liban n’est pas simplement un non-respect de l’accord de cessez-le-feu, mais une agression manifeste visant à contrôler le Liban et à le dépouiller de sa force », a souligné Naïm Kassem appelant les Libanais à « se tendre la main comme en 2000 », lors du retrait des Israéliens du Liban-Sud. Il a rappelé que la Finul avait accusé Israël d’avoir construit des « murs » en territoire libanais, rendant plus de 4 000 m² de terres inaccessibles à la population. Israël s’est contenté d’admettre avoir construit une barrière renforcée le long de la ligne de démarcation avec le Liban.
S’adressant au gouvernement libanais, Naïm Kassem a demandé : « Combien de fois avez-vous essayé les concessions et proposé des offres unilatérales qui n’ont rien donné ? ». « La présence dans le sud du Litani malgré l’agression continue est une concession, a-t-il souligné. L’annonce de la volonté de négocier est une concession. L’adoption des principes de la honteuse feuille de route de Barrack est une concession. » « Essayez de dire ‘non’ sur la base des droits du Liban, et nous serons tous unis, a-t-il ajouté. Ensemble, nous construirons notre indépendance, libérerons notre terre, retrouverons les pas de l’indépendance et, chrétiens et musulmans de toutes les régions du Liban, nous serons un seul cœur et une seule main face à l’ennemi israélien et à ses soutiens américains pour défendre nos droits. »
« Le Liban n’a obtenu son indépendance le 22 novembre 1943 qu’au prix de souffrances, de revendications, de positions courageuses et de détentions », a par ailleurs lancé le chef du Hezbollah, à quelques jours de cette célébration. « L’indépendance signifie la libération du territoire et le refus de toute tutelle étrangère. Nous croyons en l’indépendance du Liban sur l’ensemble de son territoire (10 452 km²) et nous refusons que le Liban perde le moindre centimètre de son territoire, mais qu’il reste fier, noble, libéré et libre de toute tutelle, quelle qu’elle soit », a-t-il ajouté.
« La tutelle américaine sur le Liban est un très grand danger et ne sert pas la stabilité du pays. Les États-Unis sont des agresseurs, soutiennent l’agression israélienne et orientent Israël sur les limites de l’agression pour les adapter à leurs objectifs politiques et pressions diplomatiques », a accusé le chef du Hezbollah.
« Qui a détruit le Liban depuis 2019 jusqu'à aujourd'hui ? Ce sont les Américains qui ont détruit le Liban. Les manifestations qui ont eu lieu reflétaient la souffrance du peuple, mais elles ont également été marquées par une ingérence étrangère américaine visant à semer la discorde interne et à modifier l'équilibre interne », a-t-il estimé.
« La monnaie s'est effondrée au Liban à cause des États-Unis, les banques ont fait faillite à cause d'eux, et l'économie a souffert à cause d'eux. Ils ont empêché l'arrivée de l'électricité d'Égypte et de Jordanie, et ont perturbé l'approvisionnement en pétrole par leur mode de fonctionnement et leurs appels d'offres. Si vous voulez connaître les plus grands malheurs qui ont frappé le Liban, cherchez les États-Unis », a-t-il ajouté.
Pressions contre al-Qard al-Hassan
Naïm Kassem a en outre évoqué les pressions contre le bras financier du Hezbollah, al-Qard al-Hassan. Lors d'une tournée au Liban la semaine dernière, une délégation américaine a appelé à la fermeture de toutes les succursales d'al-Qard al-Hassan, liée au Hezbollah et sanctionnée par les États-Unis, sur le territoire libanais. Washington tente de renforcer les mesures pour empêcher ce parti de recevoir des fonds iraniens ou toute autre source de financement.
« Il s’agit d’une institution sociale ouverte à tous dans cette situation difficile afin de faciliter la vie de tous, des pauvres et des nécessiteux. Personne n'a le droit d'empêcher le bien, l'aide et la solidarité », a-t-il dit. « Je conseille au gouvernement, au gouverneur de la Banque du Liban et à toutes les parties concernées de mettre fin aux mesures qui entravent l’action du Hezbollah et de tous les Libanais ». « Il y a des mensonges et des tentatives de semer la discorde et de pousser le Liban sous la tutelle américaine, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, a mis en garde Kassem. À ceux qui répandent le poison : si vous voulez un avenir politique au Liban, vous ne l’obtiendrez ni par la soumission ni par la dépendance », a-t-il souligné.
Commentant le débat dernièrement sur la loi électorale et le vote des expatriés, Naïm Kassem a appelé à « cesser de paralyser le Parlement, car cette paralysie n'a aucune justification ». Il a par ailleurs dénoncé un manque de « justice et d'égalité » si la diaspora est autorisée à voter pour les 128 parlementaires. Prenant la défense du président du Parlement, Nabih Berry, il a dénoncé « une attaque criminelle qui le vise et qui n'a aucune justification ». « Nabih Berry est le pilier de la stabilité du Liban, de la prévention des troubles et de la construction d'un État indépendant et libéré », a-t-il estimé.
Rendant hommage à Mohammad Afif, tué dans une frappe israélienne en novembre dernier, le chef du Hezbollah a salué « un nom brillant dans le monde des médias, une plume forte dans l’écriture et l’élocution ». « Lorsqu’ils ont tué Mohammad Afif, ils l’ont fait parce qu’il avait réussi à promouvoir l’idée et la narration de la résistance voulues par le Hezbollah, une narration qui reflète la réalité de la résistance islamique et de son public », a assuré le chef du parti chiite. « Nous rendons également hommage aux journalistes intègres qui sont tombés en martyrs au Liban, issus de toutes les institutions médiatiques, et qui ont œuvré de manière claire à exposer et révéler l’ennemi israélien. Ces martyrs méritent eux aussi notre salut », a-t-il également dit. Après la mort de Mohammad Afif, le Hezbollah avait annoncé la nomination de Youssef Zein au poste de directeur des relations médias.





Qassem ya Qassem, le vote des expatriés vous fait peur car vous ne le contrôlez plus et les statistiques indiquent que vous aurez du mal à les mobiliser en votre faveur car ils sont contents de s’être débarrasser de votre racket. Quant à Berry, le pilier de la corruption et non du Liban, ne sera plus après les prochaines élections et vos deux partis vont prendre la pente vers la disparition de la scène politique Libanaise sans compter le fait que vous serez tous passible d’être jugés si vous n’êtes pas réélu. Il faut commencer à s’habituer à l’idée de la potence ou du séjour en prison.
12 h 38, le 18 novembre 2025