Mohammad al-Jolani surblombant la capitale syrienne après la chute de Bachar el-Assad, le 9 décembre 2024. Photo tirée du compte officiel de l’Administration des opérations militaires du groupe islamiste HTC (Telegram).
La présidence syrienne a démenti vendredi les informations, publiées il y a deux jours dans le New York Times, selon lesquelles le dirigeant syrien, Ahmed el-Chareh, aurait coopéré dès 2016 avec la coalition internationale dirigée par les États-Unis contre le groupe État islamique (EI) et el-Qaëda, dont il aurait fait partie jusqu’à cette date.
Dans un communiqué cité par l’agence de presse officielle Sana, la présidence a « confirmé l’inexactitude des informations publiées dans certains rapports de presse », affirmant que ces « allégations sont sans aucun lien avec la réalité ».
Ahmed el-Chareh « n’a coordonné ni coopéré avec aucune partie étrangère dans ce cadre, et aucune directive de sa part relative à ce sujet n’a été émise, précise le texte. Toutes les décisions et mesures prises à l’époque l’ont été sur la base d’une décision interne indépendante, sans aucune coordination ni sollicitation de la part d’un quelconque acteur extérieur ».
Ces informations interviennent alors que les autorités syriennes cherchent à se positionner en première ligne dans la lutte contre l'EI, et après qu’Ahmed el-Chareh a été reçu à Washington, suite à son retrait de la liste noire américaine des terroristes.
Selon les informations du New York Times, citant des responsables syriens et des diplomates occidentaux qui s'exprimaient sous couvert d’anonymat, Ahmed el-Chareh a « coopéré discrètement avec la coalition dirigée par les États-Unis contre l’EI et el-Qaëda depuis qu’il a pris le contrôle d’une portion de territoire rebelle dans le nord-ouest de la Syrie en 2016. »
L'année 2016 avait marqué la rupture d'Ahmed el-Chareh, alors connu sous son nom de guerre Abou Mohammad al-Jolani, avec el-Qaëda, qu'il avait rejoint en Irak dans la foulée de l'invasion américain en 2003. En 2017, il a créé le parti Hay'at Tahrir al-Cham (HTC), issu de la fusion avec plusieurs groupes rebelles et principale formation ayant renversé Bachar el-Assad le 8 décembre 2024, après une guerre civile de plus de treize ans.



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