Joseph Hawat lors de son entretien avec Red TV. Capture d'écran.
Le président de l'association J.A.D (Jeunesse Anti-Drogue), Joseph Hawat, a été arrêté mercredi sur ordre du procureur général près la Cour de cassation, le juge Jamal Hajjar, et accusé des diffamation, après avoir affirmé que des officiers et magistrats participent à un réseau protégeant des trafiquants de drogue, a indiqué une source judiciaire jeudi à L’Orient-Le Jour.
Selon cette source, le procureur avait convoqué M. Hawat afin qu’il fournisse des informations sur un scandale sécuritaire et judiciaire qu’il avait révélé lors d'un entretien sur la chaîne locale Red TV. Interrogé sur l’existence de preuves ou d’éléments concrets, il a nié en posséder, ce qui a conduit à son arrestation.
Dans un communiqué publié jeudi sur Facebook, l’organisation J.A.D. a exprimé son « regret pour la polémique suscitée par l’entretien télévisé récent du président de l’association dans l’émission File 101 sur Red TV » et présenté ses excuses pour toute déclaration « pouvant avoir été perçue comme une atteinte à la justice, ce qui n’a jamais été l’intention ».
L’organisation a ajouté que les propos de M. Hawat « n’ont pas été tenus de mauvaise foi et n’avaient pas pour objectif de saper l’État ni ses institutions, en particulier les autorités judiciaires ». La J.A.D. a enfin salué « les efforts de toutes les agences de sécurité pour le maintien de la sécurité et de la stabilité » et souligné leur « rôle actif dans la protection de la société libanaise et la lutte contre le fléau de la drogue ».


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