Le commandant des Forces Démocratiques syriennes (FDS), Mazloum Abdi, donnant une interview à Hassaké, dans le nord-est de la Syrie. Photo Delil Souleiman/AFP
Le dirigeant des Kurdes de Syrie, Mazloum Abdi, a déclaré dans un message sur X avoir réitéré son engagement d'intégrer les Forces démocratiques syriennes (FDS), la branche militaire de l'Administration autonome du nord-est syrien (AANES), au sein de l'État central de Damas.
« Je viens d'avoir un merveilleux appel téléphonique avec l'ambassadeur Tom Barrack (l'envoyé américain en Syrie et au Liban, ndlr) pour discuter des résultats de la réunion avec le président el-Chareh à la Maison-Blanche et de notre engagement à accélérer l'intégration des FDS dans l'État syrien », a-t-il écrit.
Il a ainsi salué l'invitation formulée par Donald Trump au président syrien par intérim Ahmad el-Chareh, le remerciant « pour avoir donné au peuple syrien une chance de grandeur ». Un développement qu'il a également qualifié de « progrès vers un avenir plus prospère et plus sûr pour notre peuple dans une Syrie unifiée ».
« L’adhésion de la Syrie à la coalition mondiale contre Daech (l'acronyme arabe de l'organisation État islamique), représente une étape cruciale pour renforcer les efforts de collaboration et consolider les initiatives visant à vaincre définitivement Daech et à éliminer la menace qu’il représente pour la région », a-t-il ajouté.
Après s'être entretenu début octobre avec Ahmad el-Chareh, Mazloum Abdi avait annoncé être parvenu à un « accord de principe » avec le pouvoir central à Damas sur l'intégration de ses troupes au sein des forces de sécurité syriennes.
Cet accord est survenu après plusieurs mois de vives tensions entre Damas et l'administration kurde, ayant donné lieu à des affrontements dans le quartier kurde de Cheikh Maqsoud, à Alep, ou encore autour du barrage de Tichrine, dans le nord de la Syrie.
Les Kurdes, importante minorité ethnique qui contrôle de vastes étendues du nord-est syrien riches en pétrole et en blé, avaient conclu le 10 mars un accord pour intégrer dans un délai d'un an leurs institutions civiles et militaires au sein du pouvoir central.
Les FDS et les forces de sécurité relevant de l'administration autonome kurde comptent quelque 100 000 membres, hommes et femmes. Soutenues par les États-Unis, les FDS ont été le fer de lance de la lutte contre l'État islamique, défait en Syrie en 2019.


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