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Dernières Infos - États-Unis

Le commentateur britannique pro-palestinien Sami Hamdi devrait être libéré


Un badge de l’agence américaine de l’Immigration et des Douanes (ICE). Patrick T Fallon/AFP/Getty Images

Sami Hamdi, commentateur britannique pro-palestinien, détenu depuis fin octobre par les autorités américaines de l’immigration, devrait être libéré, a annoncé sa famille lundi, deux semaines après son arrestation en plein milieu d’une tournée nationale de conférences.

Les agents américains du département de la Sécurité intérieure ont arrêté Hamdi et révoqué son visa le 26 octobre, annonçant alors qu’il serait expulsé plutôt qu’autorisé à terminer sa tournée de conférences aux États-Unis. La porte-parole du département, Tricia McLaughlin, avait déclaré que « ceux qui soutiennent le terrorisme et compromettent la sécurité nationale américaine ne seront pas autorisés à travailler ni à visiter ce pays », sous la présidence de Donald Trump. Des figures conservatrices avaient exhorté l’administration Trump à expulser M. Hamdi, qui s'est régulièrement exprimé en faveur des droits des Palestiniens et a critiqué Israël pour son offensive sanglante sur Gaza. Des organisations de défense des droits humains et de la liberté de la presse avaient dénoncé sa détention et exigé sa libération.

La famille de Sami Hamdi a annoncé lundi dans un communiqué que « le gouvernement a accepté de libérer Sami. Il pourra bientôt rentrer chez lui », ajoutant que d’autres détails suivraient. Interrogée sur cette libération, l’agence américaine de l’Immigration et des Douanes (ICE) a renvoyé à un précédent communiqué publié peu après la détention du commentateur, précisant qu’il était entré aux États-Unis en Californie le 19 octobre et que son visa avait été révoqué le 24 octobre « avec effet immédiat ». L’ICE a précisé qu'il avait été arrêté « car il se trouvait sur le territoire de manière illégale ».

Avant son arrestation, M. Hamdi avait pris la parole au cours d’un gala du Council on American-Islamic Relations (CAIR) en Californie, et devait s’exprimer à l'occasion d’un autre événement de l’organisation en Floride, selon cette dernière. Le CAIR et l'épouse du commentateur avaient indiqué qu’il avait été interpellé à l’aéroport international de San Francisco. Dans un communiqué publié lundi, le CAIR a fait savoir que Sami Hamdi avait choisi d’accepter une offre de départ volontaire des États-Unis, et que le document officiel d’accusation en matière d’immigration faisait état d’un dépassement de la durée de son visa, suite à l’annulation « sans motif et sans préavis » de celui-ci. « L’affaire de Sami Hamdi montre avec quelle rapidité nos responsables gouvernementaux sont prêts à sacrifier notre Premier Amendement et la liberté de la presse lorsqu’un journaliste ose faire passer l’Amérique avant Israël », a dénoncé Hussam Ayloush du CAIR.

Depuis janvier, l’administration Trump mène une vaste campagne de répression en matière d’immigration, notamment un contrôle accru des réseaux sociaux, la révocation de visas pour des personnes accusées d’avoir salué le meurtre de l’activiste conservateur Charlie Kirk, ainsi que l’expulsion de détenteurs de visas étudiants ou de cartes vertes ayant exprimé un soutien aux Palestiniens ou critiqué le comportement d’Israël pendant la guerre à Gaza.

Cette information est une traduction d'un article de Reuters paru en anglais.

Sami Hamdi, commentateur britannique pro-palestinien, détenu depuis fin octobre par les autorités américaines de l’immigration, devrait être libéré, a annoncé sa famille lundi, deux semaines après son arrestation en plein milieu d’une tournée nationale de conférences.Les agents américains du département de la Sécurité intérieure ont arrêté Hamdi et révoqué son visa le 26 octobre, annonçant alors qu’il serait expulsé plutôt qu’autorisé à terminer sa tournée de conférences aux États-Unis. La porte-parole du département, Tricia McLaughlin, avait déclaré que « ceux qui soutiennent le terrorisme et compromettent la sécurité nationale américaine ne seront pas autorisés à travailler ni à visiter ce pays », sous la présidence de Donald Trump. Des figures conservatrices avaient exhorté...