La mère du journaliste français incarcéré en Algérie, Christophe Gleizes, Sylvie Godard, et son beau-père Francis Godard, à Paris, le 27 août 2025. Photo AFP / STEPHANE DE SAKUTIN
Le patron des services de renseignements extérieurs français (DGSE), Nicolas Lerner, a évoqué lundi des « signaux » venant d'Algérie en faveur d'une « reprise du dialogue » avec la France, après plus d'un an d'une profonde crise diplomatique entre les deux pays.
« Aujourd'hui, nous avons des signaux qui viennent de la partie algérienne sur une volonté de reprise du dialogue », a affirmé le directeur de la DGSE sur la radio publique France Inter, évoquant des « signaux à la fois publics et non publics ». « La France y est prête, la France y a toujours été prête (...), en rappelant ce que sont ses exigences et notamment la libération de nos deux compatriotes », a-t-il ajouté. L'écrivain franco-algérien Boualem Sansal a été arrêté il y a près d'un an à Alger et condamné à cinq ans de prison pour « atteinte à l'unité nationale », tandis que le journaliste Christophe Gleizes, condamné en première instance à sept ans de prison ferme pour « apologie du terrorisme », attend son procès en appel le 3 décembre.
Pour Nicolas Lerner, ce n'est dans « l'intérêt d'aucun des deux pays de rester dans cette situation de blocage ». Paris et Alger sont plongés depuis l'été 2024 dans « une crise extrêmement grave, peut-être la crise la plus grave depuis l'indépendance de l'Algérie » en 1962, mais « les canaux (de communication, ndlr) n'ont jamais été coupés », selon lui. « Nous avons atteint un point extrêmement bas de coopération opérationnelle en matière antiterroriste. Néanmoins, j'ose croire que, grâce aux canaux que nous avons préservés, si les services algériens étaient en capacité de détecter une menace sur le territoire national, ils l'auraient signalé », a jugé Nicolas Lerner.


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