Un combattant du Fateh dans une ruelle du camp de Aïn el-Heloué, en août 2023. Mohammad Yassine/L’Orient-Le Jour
Des échanges de tirs nourris se sont produits dans le quartier de Baraksat, à l'entrée nord du camp palestinien de Aïn el-Héloué, à Saïda (Liban-Sud), dans la nuit de vendredi à samedi, suite à un différend familial, rapporte notre correspondant dans le Sud, Mountasser Abdallah. Aucun blessé n'est à déplorer, selon les premières informations.
Les Forces palestiniennes de sécurité nationale sont intervenues pour ramener le calme, après que les habitants ont appelé les autorités compétentes à intervenir pour protéger les civils et faire cesser les tirs, précise notre correspondant.
Les accrochages armés sont réguliers à Aïn el-Héloué, le camp le plus grand du Liban, aux équilibres fragiles, et où plusieurs factions opposées se côtoient avec des groupuscules islamistes à sa lisière que seul le mouvement islamiste Hamas peut accoster. Début septembre, un important différend familial avait éclaté, faisant deux morts et plusieurs blessés.
Ces incidents interviennent alors que le désarmement des camps palestiniens au Liban, initialement prévu le 16 juin – mais retardé en raison de la guerre entre l’Iran et Israël, ainsi que du manque de coopération de certaines factions palestiniennes, notamment le Hamas –, a officiellement débuté le 21 août, dans le camp de Bourj el-Brajné, situé dans la banlieue sud de Beyrouth et qui accueille principalement des groupes de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), dont le Fateh du président Mahmoud Abbas, qui parraine le processus et valide ce principe depuis plusieurs mois.
Le meurtre du jeune Libanais Élio Abou Hanna dans le camp de Chatila à Beyrouth le 26 octobre, par une patrouille palestinienne armée, a souligné de manière dramatique, pour de nombreuses factions libanaises, notamment chrétiennes, l'urgence de ce désarmement.


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