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Damas finalise des accords à hauteur de 7 milliards de dollars avec Doha pour la construction de centrales électriques


Damas finalise des accords à hauteur de 7 milliards de dollars avec Doha pour la construction de centrales électriques

Vue sur la ville d'Alep, en Syrie. Photo d'illustration AFP

Le ministère de l’Énergie syrien a finalisé des accords avec un groupe de sociétés étrangères mené par UCC Holding, basé au Qatar, pour la construction de quatre nouvelles centrales électriques d’une capacité totale de 5 gigawatts, selon un communiqué publié sur la page Facebook du ministère. Cette décision d’investissement intervient quelques semaines seulement après que le gouvernement a multiplié par plus de six le prix de l’électricité.

L'accord initial de 7 milliards de dollars avait été signé en mai avec un consortium emmené par UCC, comprenant également les entreprises turques Kalyon GES Enerji Yatirimlari, Cengiz Enerji, ainsi que l’américain Power International US. À l’époque, il ne s’agissait que d’un protocole d’accord, donc non contraignant, sans autres détails divulgués, a précisé le ministère de l’Énergie dans son communiqué jeudi. « Les centrales fonctionneront grâce à un mix de gaz naturel et d’énergie solaire. Les projets envisagés incluent une centrale de 1,2 GW dans le nord d’Alep, deux centrales de 1 GW à Deir ez-Zor et Zayzoun, ainsi qu’une centrale de 800 MW à Mahardah. Par ailleurs, des projets solaires totalisant 1 GW seront développés sur quatre sites non précisés », selon le texte.

Basé à Doha, UCC est un groupe spécialisé dans l’énergie, la construction et les concessions, impliqué dans plus de 1 250 projets au Qatar et à l’étranger. L’entreprise s’est également engagée dans la reconstruction post-conflit en Syrie, ayant signé, en août, un accord de 4 milliards de dollars pour la construction d’un nouvel aéroport à Damas.

Le ministère de l’Énergie a qualifié le projet de centrale électrique de « l’une des initiatives énergétiques les plus importantes en Syrie depuis le déclenchement de la guerre civile en 2011 ». Le projet vise à réhabiliter le réseau électrique national, à améliorer « l’efficacité opérationnelle et à garantir un approvisionnement stable et durable en énergie ». Le ministre de l’Énergie Mohammad Bachir a salué le projet comme « une étape cruciale dans la reconstruction de l’infrastructure énergétique de la Syrie après 14 ans de conflit ».

Les nouvelles autorités, qui ont sorti la Syrie de son isolement politique après des années d’asphyxie sous les sanctions internationales, cherchent désormais des financements pour reconstruire le pays, un effort dont le coût pourrait dépasser 216 milliards de dollars selon la Banque mondiale. La guerre civile a gravement endommagé les infrastructures électriques, engendrant des coupures pouvant dépasser 20 heures par jour. Après la chute de Bachar el-Assad, le 8 décembre 2024, mettant fin à 50 ans de dictature de la famille Assad, le gouvernement du président intérimaire Ahmad el-Chareh a annoncé d’importants accords d’investissement avec des pays de la région pour reconstruire les infrastructures.

Le ministère de l’Énergie syrien a finalisé des accords avec un groupe de sociétés étrangères mené par UCC Holding, basé au Qatar, pour la construction de quatre nouvelles centrales électriques d’une capacité totale de 5 gigawatts, selon un communiqué publié sur la page Facebook du ministère. Cette décision d’investissement intervient quelques semaines seulement après que le gouvernement a multiplié par plus de six le prix de l’électricité.L'accord initial de 7 milliards de dollars avait été signé en mai avec un consortium emmené par UCC, comprenant également les entreprises turques Kalyon GES Enerji Yatirimlari, Cengiz Enerji, ainsi que l’américain Power International US. À l’époque, il ne s’agissait que d’un protocole d’accord, donc non contraignant, sans autres détails divulgués, a...