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Dernières Infos - Turquie

Erdogan annonce une « nouvelle phase » dans le processus de paix avec le PKK


Le président turc Recep Tayyip Erdogan (au centre sur la photo) recevant des députés du DEM, à Ankara, le 30 octobre 2025. Photo AFP / TURKISH PRESIDENTIAL PRESS SERVICE / HANDOUT

Le président turc Tayyip Erdogan a déclaré mercredi qu'Ankara était entré dans une « nouvelle phase » des efforts visant à mettre fin à la violence des militants kurdes et s'est dit ouvert à l'idée que le leader emprisonné du PKK, Abdullah Öcalan, s'adresse aux parlementaires. Il a précisé avoir eu des discussions « très constructives » la semaine dernière avec des dirigeants du parti pro-kurde DEM, qui plaident pour qu'Öcalan puisse s'exprimer devant une commission parlementaire sur le désarmement du PKK, et a exhorté tous les acteurs à y contribuer.

« Il semble que nous ayons atteint un nouveau carrefour sur la voie d’une Turquie débarrassée du terrorisme », a souligné le président turc devant les députés de son parti au pouvoir, l’AKP. « Chacun doit s’engager et faire sa part. » « Nous jugeons extrêmement précieux que… toutes les parties concernées soient entendues sans en exclure aucune, et que différentes opinions — même contraires — soient exprimées », a-t-il ajouté.

Ces commentaires pourraient indiquer une possible implication d’Öcalan, incarcéré depuis 1999 mais qui a joué un rôle-clé en appelant son Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) à désarmer et s'auto-dissoudre, étapes annoncées plus tôt cette année.

Le DEM a affirmé que la commission, à laquelle il siège aux côtés d’autres partis, devrait être autorisée à s’entretenir avec Abdullah Öcalan en prison, ce dernier restant central dans l’opinion publique kurde et ayant participé à d’anciens efforts de paix. Le gouvernement d’Erdogan n’a pas confirmé une telle démarche.

Le PKK a lancé son insurrection en 1984. Une précédente initiative de paix avait échoué en 2015, entraînant une reprise des violences dans le sud-est de la Turquie. Le gouvernement n’a pas détaillé publiquement le cadre de la tentative actuelle.

Les déclarations d’Erdogan interviennent au lendemain de celles de son allié nationaliste, Devlet Bahçeli, qui a estimé qu’il « serait bénéfique » de libérer Selahattin Demirtas, l’ancien leader pro-kurde incarcéré depuis 2016. Bahçeli, longtemps hostile aux revendications politiques kurdes, avait de fait lancé le processus de paix avec le PKK lorsqu’il en avait évoqué l’idée il y a un an.

« Avec un peu plus de courage et d’efforts, et si Dieu le veut, nous conclurons ce processus avec succès », a déclaré Erdogan.

Cette dépêche est la traduction d'un article publié en anglais par l'agence Reuters.

Le président turc Tayyip Erdogan a déclaré mercredi qu'Ankara était entré dans une « nouvelle phase » des efforts visant à mettre fin à la violence des militants kurdes et s'est dit ouvert à l'idée que le leader emprisonné du PKK, Abdullah Öcalan, s'adresse aux parlementaires. Il a précisé avoir eu des discussions « très constructives » la semaine dernière avec des dirigeants du parti pro-kurde DEM, qui plaident pour qu'Öcalan puisse s'exprimer devant une commission parlementaire sur le désarmement du PKK, et a exhorté tous les acteurs à y contribuer.« Il semble que nous ayons atteint un nouveau carrefour sur la voie d’une Turquie débarrassée du terrorisme », a souligné le président turc devant les députés de son parti au pouvoir, l’AKP. « Chacun doit s’engager et faire sa...