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Dernières Infos - Tunisie

Procès express contre Ahmed Souab, figure du barreau


Un drapeau tunisien. AFP

Le procès d'Ahmed Souab, une figure du barreau en Tunisie, pour des accusations liées notamment à la législation anti-terroriste, s'est tenu pendant moins de dix minutes vendredi avant un verdict attendu dans la journée ou la soirée, ont indiqué à l'AFP une avocate et un proche.

« L'audience a duré seulement 7 minutes » avant sa mise en délibéré en vue du jugement qui interviendra après une seule journée de procès, ce qui crée « un précédent », a indiqué à l'AFP Yosr Hamid, dénonçant un « manque de bases fondamentales pour un procès équitable ».  M. Souab, 68 ans, n'a pas été autorisé à comparaître, déclinant la possibilité de témoigner en visioconférence. Les avocats ont refusé de plaider dans ces conditions, selon l'avocate. « Ils ont empêché les membres de la famille d'entrer et mis l'affaire en délibéré (au bout d'une séance), ce qui est une première », a ajouté Mongi Souab, un frère de M. Souab.

L'ancien magistrat fait face à une dizaine de chefs d'accusation liés à la législation anti-terroriste ou au décret présidentiel 54 sur les fausses informations. Il avait été arrêté en avril après avoir critiqué, lors d'une manifestation, les conditions du procès mené contre une quarantaine de personnalités dont des figures de l'opposition pour « complot contre la sûreté de l'Etat », dans lequel il était l'un des principaux avocats de la défense. Face à un procès en seulement trois audiences, sans réquisitoire ni plaidoiries de la défense, Me Souab avait accusé le pouvoir d'avoir mis le « couteau sous la gorge du juge devant émettre le verdict », en mimant un geste d'égorgement, selon une vidéo du rassemblement auquel il participait. 

De lourdes peines de prison allant jusqu'à 74 ans ont été prononcées à l'encontre des accusés du méga-procès pour « complot » dont des opposants de premier plan au président Kais Saied. Le procès en appel doit avoir lieu le 17 novembre. Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté vendredi devant le tribunal, brandissant des photos de M. Souab, aux cris de « pays soumis à la répression et à la tyrannie ». Depuis un coup de force par lequel le président Saied s'est emparé de tous les pouvoirs à l'été 2021, plusieurs ONG tunisiennes et étrangères ont dénoncé une régression des droits et libertés dans le berceau du Printemps arabe en 2011.

Des centaines d'opposants, avocats, journalistes, syndicalistes et travailleurs humanitaires de l'aide aux migrants font l'objet de poursuites pour « complot » ou liées au décret sur les « fausses nouvelles », critiqué par les défenseurs des droits pour l'interprétation très large qu'en font certains tribunaux.

Le procès d'Ahmed Souab, une figure du barreau en Tunisie, pour des accusations liées notamment à la législation anti-terroriste, s'est tenu pendant moins de dix minutes vendredi avant un verdict attendu dans la journée ou la soirée, ont indiqué à l'AFP une avocate et un proche.« L'audience a duré seulement 7 minutes » avant sa mise en délibéré en vue du jugement qui interviendra après une seule journée de procès, ce qui crée « un précédent », a indiqué à l'AFP Yosr Hamid, dénonçant un « manque de bases fondamentales pour un procès équitable ».  M. Souab, 68 ans, n'a pas été autorisé à comparaître, déclinant la possibilité de témoigner en visioconférence. Les avocats ont refusé de plaider dans ces conditions, selon l'avocate. « Ils ont empêché les membres de la...