Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Dans La Presse

Une opération américaine en Syrie aurait tué un agent du régime, et non un membre de l’EI


Une opération américaine en Syrie aurait tué un agent du régime, et non un membre de l’EI

Un membre des nouvelles forces de sécurité syriennes monte la garde à Damas, le 5 octobre 2025. Photo d'illustration Louai BESHARE/AFP

Une opération américaine visant un commandant présumé du groupe État islamique (EI) au nord-est de Damas, menée vendredi dernier, aurait en réalité entraîné la mort d’une personne sans lien avec l’organisation jihadiste, mais liée aux nouvelles autorités syriennes, rapporte le média The New Arab citant plusieurs sites d’information arabes et spécialisés sur la Syrie.

Les forces spéciales américaines, en coordination avec les services de sécurité syriens, ciblaient Khaled Massoud al-Badri, soupçonné d’être un haut responsable de l’EI chargé de fournir des renseignements au groupe extrémiste et de faciliter les déplacements de ses combattants, dans la localité de Doumayr, au nord-est de la capitale syrienne. Mais selon le site Syria Weekly, qui s’appuie sur quatre sources « bien informées », Khaled Massoud travaillait en réalité pour la branche du renseignement de Hay’at Tahrir al-Cham (HTC), le groupe islamiste rebelle qui avait mené l’offensive ayant conduit à la chute de l’ancien président syrien Bachar el-Assad en décembre 2024.

Après le renversement du régime Assad, Khaled Massoud aurait intégré les services de renseignement syriens, sous l’autorité du ministre de l’Intérieur Anas Khattab, poursuit Syria Weekly.

Lorsque les forces américaines et syriennes ont pris d’assaut sa maison Doumayr, elles lui ont ordonné de se rendre, mais il a refusé. Une fusillade a ensuite éclaté, au cours de laquelle il a été touché à l’abdomen avant d’être capturé. L'homme aurait été « rapidement relâché » après que les deux forces ont réalisé qu’il n’appartenait pas au groupe État islamique. Il a toutefois succombé à ses blessures plus tard à l’hôpital, selon le même média. Deux des sources citées par le site affirment que la décision de le cibler reposait sur des « renseignements politiquement motivés » fournis par des membres de l’Armée syrienne libre, une faction soutenue par les États-Unis opérant dans la région d’al-Tanf, près de la frontière entre la Syrie, la Jordanie et l’Irak.

Des membres de la tribu bédouine al-Badri, à laquelle appartenait M. Massoud, ont appelé à des manifestations massives pour protester contre l’incident, tout en déposant une plainte auprès du ministère syrien de l’Intérieur, selon plusieurs rapports. L’affaire suscite désormais des craintes quant à une possible détérioration des relations entre Washington et Damas, alors que l’envoyé américain pour la Syrie et le Liban, Tom Barrack, avait dans un premier temps salué l’opération déclarant sur X que « la Syrie est de retour à nos côtés. »

Une opération américaine visant un commandant présumé du groupe État islamique (EI) au nord-est de Damas, menée vendredi dernier, aurait en réalité entraîné la mort d’une personne sans lien avec l’organisation jihadiste, mais liée aux nouvelles autorités syriennes, rapporte le média The New Arab citant plusieurs sites d’information arabes et spécialisés sur la Syrie.Les forces spéciales américaines, en coordination avec les services de sécurité syriens, ciblaient Khaled Massoud al-Badri, soupçonné d’être un haut responsable de l’EI chargé de fournir des renseignements au groupe extrémiste et de faciliter les déplacements de ses combattants, dans la localité de Doumayr, au nord-est de la capitale syrienne. Mais selon le site Syria Weekly, qui s’appuie sur quatre sources « bien informées », Khaled...