Un combattant du groupe Hay'at Tahrir el-Cham (HTC) à Damas, en Syrie, le 13 décembre 2024. REUTERS/Amr Alfiky
Le Royaume-Uni a retiré mardi le groupe islamiste syrien Hay'at Tahrir el-Cham (HTC), qui a pris le pouvoir à Damas, de sa liste des organisations terroristes interdites.
Cette décision fait suite à l'annonce faite en juillet par les Etats-Unis de leur révocation de la désignation « terroriste » du HTC.
Le groupe avait été interdit par Londres en 2017 en raison de ses anciens liens avec el-Qaëda.
« La décision du gouvernement de retirer HTC de la liste des organisations terroristes interdites se traduira par un engagement plus étroit avec le nouveau gouvernement syrien », ont déclaré les ministères britanniques des Affaires étrangères et de l'Intérieur dans un communiqué commun.
En décembre, une coalition dirigée par le chef du HTC, Ahmad el-Chareh, a renversé le président syrien Bachar el-Assad.
Le gouvernement britannique a indiqué que cette décision l'aiderait à collaborer avec la Syrie pour « éliminer le programme d'armes chimiques du régime Assad ».
HTC, anciennement connu sous le nom de Front al-Nosra, était autrefois la branche d'el-Qaëda en Syrie, mais il a rompu ses liens avec le groupe jihadiste en 2016 et a cherché à adoucir son image.
En janvier, les nouvelles autorités ont annoncé la dissolution de toutes les factions armées, certains groupes, dont HTC, étant intégrés dans les nouvelles forces de l'ordre du pays.
Le gouvernement intérimaire a renoué des relations diplomatiques avec plusieurs autres pays. Ahmad el-Chareh, désormais président par intérim, a rencontré notamment le président américain Donald Trump et son homologue français Emmanuel Macron ces derniers mois.
Le ministre britannique des Affaires étrangères de l'époque, David Lammy, a rencontré M. al-Charaa lors d'une visite en juillet en Syrie, où il a annoncé le rétablissement de relations diplomatiques plus de dix ans après leur rupture.
En 2011, la Grande-Bretagne a été l'un des premiers pays à reconnaître les groupes rebelles comme gouvernement officiel de la Syrie après que Bachar el-Assad a réprimé les manifestations prodémocratiques, plongeant le pays dans la guerre civile.
Londres a également annoncé en avril la levée des sanctions contre les ministères syriens de l'Intérieur et de la Défense, ainsi que divers groupes médiatiques et agences de renseignement.


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