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Dernières Infos - Gaza

L'UE affirme que des sanctions contre Israël restent possibles malgré le cessez-le-feu


La haute représentante de l'Union européenne et vice-présidente chargée des affaires étrangères et de la politique de sécurité, Kaja Kallas, donne une conférence de presse sur la feuille de route pour la préparation à la défense au siège de l'UE à Bruxelles, le 16 octobre 2025. Photo Nicolas Tucat/AFP

L'Union européenne ne renonce pas complètement à d'éventuelles sanctions contre Israël, a affirmé lundi la cheffe de sa diplomatie, soulignant que les 27 seraient attentifs à la façon dont le cessez-le-feu sera mis en place.

« Le cessez-le-feu a changé le contexte, c'est clair pour tout le monde », a affirmé Kaja Kallas, à l'issue d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union à Luxembourg. « Cependant, tant que nous ne verrons pas de changement tangible et durable sur le terrain, en particulier l'acheminement de plus d'aide à Gaza, la menace de sanctions restera sur la table », a-t-elle ajouté. « Nous avons décidé de ne pas prendre de mesures pour l'instant, mais nous ne les écartons pas non plus ».

La Commission européenne a mis en juillet sur la table des 27 une liste de sanctions contre Israël en raison de la situation à Gaza, mais les chefs de la diplomatie de l'UE n'avaient pas encore eu la possibilité d'en discuter.

Depuis, la situation a changé. Le président américain Donald Trump a parrainé un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, qui reste toutefois fragile comme l'ont prouvé les nouvelles frappes israéliennes contre Gaza ce weekend.

Dans ce contexte, les ministres se sont surtout attachés à mettre en avant les instruments dont ils disposent pour revenir dans le jeu: l'aide humanitaire, l'aide à la reconstruction ou la sécurité.

Sur ce dernier point, l'UE envisage de financer ou de fournir une expertise pour le désarmement du Hamas, selon un document remis aux 27, consulté par l'AFP.

Ils veulent aussi relancer la mission de l'UE au poste-frontière de Rafah, entre Gaza et l'Egypte, qu'ils avaient interrompu en 2007.

Bruxelles attend désormais le feu vert d'Israël et de l'Egypte pour que cette mission reprenne ses activités, a assuré Mme Kallas.

Cette mission d'assistance et de supervision du contrôle des frontières comprend notamment une dizaine de gendarmes, dont trois et bientôt quatre Français. 

« Je proposerai que nous puissions renforcer cette mission pour qu'elle puisse prendre toute sa part non seulement à la sécurisation des passages des personnes, mais aussi des biens qui doivent arriver en masse à Gaza », a indiqué le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot à Luxembourg.

Une autre mission destinée à la formation des policiers palestiniens en Cisjordanie doit également être relancée.

L'UE, principal donateur des Palestiniens avec 1,6 milliard d'euros prévu pour la période 2025-27, compte aussi utiliser ce levier, y compris auprès de l'Autorité palestinienne qu'elle appelle à se réformer.

Une conférence des donateurs doit avoir lieu le 20 novembre avant une autre réunion consacrée cette fois à la reconstruction de Gaza, qui pourrait avoir lieu fin novembre, selon des diplomates européens.

L'Union européenne ne renonce pas complètement à d'éventuelles sanctions contre Israël, a affirmé lundi la cheffe de sa diplomatie, soulignant que les 27 seraient attentifs à la façon dont le cessez-le-feu sera mis en place.« Le cessez-le-feu a changé le contexte, c'est clair pour tout le monde », a affirmé Kaja Kallas, à l'issue d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union à Luxembourg. « Cependant, tant que nous ne verrons pas de changement tangible et durable sur le terrain, en particulier l'acheminement de plus d'aide à Gaza, la menace de sanctions restera sur la table », a-t-elle ajouté. « Nous avons décidé de ne pas prendre de mesures pour l'instant, mais nous ne les écartons pas non plus ».La Commission européenne a mis en juillet sur la table des 27...