Rechercher
Rechercher

Agenda - Atelier

Une initiative académique pour marquer la Journée mondiale contre la peine de mort


Une initiative académique pour marquer la Journée mondiale contre la peine de mort

L’atelier a notamment permis de revenir sur la Campagne nationale pour l’abolition de la peine de mort au Liban lancée en 1997. Photo DR

À l’occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort, célébrée le 10 octobre, AUNOHR (Academic University College for Non Violence and Human Rights) a organisé, le 11 octobre à Gemmayzé, un atelier académique intitulé « Les voies de l’abolition : accompagner les évolutions vers l’abolition de la peine de mort ». L’activité s’est tenue en partenariat avec la LACR (Lebanese Association for Civil Rights) et l’organisation française ECPM (Ensemble contre la peine de mort), dans le cadre du projet commun « Ensemble contre la peine de mort ».

L’événement a réuni 28 étudiants et étudiantes de l’université ainsi que des membres d’organisations de la société civile. Il s’inscrit dans le prolongement d’une initiative lancée par AUNOHR il y a trois ans : un cours de master consacré à la lutte contre la peine capitale, fondé sur la philosophie de la non-violence, les droits humains et les recherches scientifiques récentes.

La fondatrice de l’université, Ogarit Younan, a ouvert la rencontre en annonçant le dépôt au Parlement d’une proposition de loi visant à abolir la peine de mort, signée par sept députés issus de différents blocs politiques. Elle a rappelé plusieurs avancées institutionnelles obtenues depuis la création en 1997 de la Campagne nationale pour l’abolition de la peine de mort au Liban, notamment l’abrogation partielle de l’article 94/302 du code pénal en 2001, le vote régulier du Liban à l’Assemblée générale de l’ONU en faveur du moratoire universel sur les exécutions depuis 2020, ainsi que la suspension de facto des exécutions depuis 2004.

Mme Younan a également présenté le document « Vingt arguments pour dire non à la peine de mort », qu’elle a coécrit avec le penseur Walid Slaybi et régulièrement mis à jour. Elle y souligne que la question de l’abolition relève d’un choix éthique et politique durable, et non d’une réaction circonstancielle à des crimes.

Le juriste Rafic Zakharia est intervenu sur l’évolution du droit international relatif au droit à la vie et sur les textes fondateurs des Nations unies. Issam Sabbat a, pour sa part, retracé l’histoire du code pénal libanais et des dispositions relatives à la peine capitale.

La rencontre a été suivie d’un échange avec des participants venus du Liban, de Syrie, d’Irak et de Palestine.

À l’occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort, célébrée le 10 octobre, AUNOHR (Academic University College for Non Violence and Human Rights) a organisé, le 11 octobre à Gemmayzé, un atelier académique intitulé « Les voies de l’abolition : accompagner les évolutions vers l’abolition de la peine de mort ». L’activité s’est tenue en partenariat avec la LACR (Lebanese Association for Civil Rights) et l’organisation française ECPM (Ensemble contre la peine de mort), dans le cadre du projet commun « Ensemble contre la peine de mort ».L’événement a réuni 28 étudiants et étudiantes de l’université ainsi que des membres d’organisations de la société civile. Il s’inscrit dans le prolongement d’une initiative lancée par AUNOHR il y a trois ans : un cours de master consacré à la...