La présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, arrive avant une réunion au siège de l'UE à Bruxelles, le 9 octobre 2025. Photo Nicolas TUCAT / AFP
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, abordera les accusations d'espionnage de la Hongrie au sein des institutions européennes directement avec son commissaire hongrois Oliver Varhelyi, a indiqué son équipe vendredi. Cet échange aura lieu « dès que possible », a affirmé la porte-parole de l'exécutif européen, Paula Pinho lors d'une conférence de presse.
Selon une enquête publiée par plusieurs médias européens, la Hongrie de Viktor Orban a tenté d'exercer des pressions sur ses ressortissants travaillant au sein des institutions européennes pour y organiser des opérations d'espionnage entre 2012 et 2018. Budapest a rejeté ces affirmations, y voyant une « campagne de diffamation ».
Le rôle du commissaire Oliver Varhelyi est particulièrement scruté dans cette affaire. Et pour cause: ce responsable dirigeait la représentation hongroise à Bruxelles à l'époque des faits. « Il est évident que la présidente von der Leyen a l'intention d'aborder cette question et d'en discuter directement avec le commissaire Varhelyi », a affirmé sa porte-parole.
L'exécutif européen avait déjà annoncé jeudi qu'un « groupe interne » serait mis sur pied pour « examiner » ces allégations.
L'ONG Transparency International a toutefois appelé le Parlement européen à mener sa propre enquête, qualifiant ces accusations de « scandaleuses ».


« Plainte » contre l'Iran : pourquoi les Affaires étrangères ont dû mettre de l'eau dans leur vin