Le chef du CPL, Gebran Bassil au Chouf, samedi 4 octobre 2025. Photo ANI
Le chef du Courant patriotique libre (CPL, aouniste) Gebran Bassil a déclaré au cours d'une rencontre avec les habitants de Fouara dans le Haut-Chouf, que « la valeur de la région réside dans sa représentation de la diversité et sa capacité à surmonter toutes les blessures. » La visite du chef du parti fondé par son beau-père, l'ancien président Michel Aoun, intervient à quelques mois d'un scrutin législatif qui devrait avoir lieu au printemps 2026.
« Le plus important est notre pensée nationale, à savoir que nous voulons vivre ensemble, et que ceux qui veulent revenir à l'époque des massacres n'ont qu'à s'efforcer de tuer la discorde. La diversité est soit une source de richesse, soit une source de discorde, et le Liban est ainsi fait », a-t-il souligné. Le chef du CPL a également estimé qu’avec des mesures simples, l’État peut imposer son autorité. « Même si nous ne sommes pas au pouvoir, nous faisons partie de l'État, mais tant que nous sommes dans l'opposition, nous avons la responsabilité de faire entendre notre voix », a-t-il souligné.
Gebran Bassil s’est aussi rendu à Deir el-Qamar où il a rencontré des habitants et des notables sur la place du village.
Lors d'une tournée de M. Bassil dans le Chouf en août 2019, des échanges de tirs avaient eu lieu entre partisans des deux leaders rivaux druzes, le chef du Parti socialiste progressiste Walid Joumblatt, et le député druze allié de M. Bassil, Talal Arslane. Ces accrochages, dont beaucoup estiment qu'ils ont été provoqués par des propos de Gebran Bassil sur la guerre de la Montagne (dans les années 80) avaient fait deux morts parmi les partisans du Parti démocrate libanais de M. Arslane. Ils ont été à l'origine d'un blocage gouvernemental de plus d'un mois, avant que les deux rivaux druzes ne se réconcilient, au palais présidentiel.

