L’ancien président syrien Bachar el-Assad (à droite) visitant la mosquée des Omeyyades avec le président russe Vladimir Poutine dans la vieille ville de Damas, le 7 janvier 2020. Photo SANA/AFP
L’ancien président syrien Bachar el-Assad, renversé en décembre 2024, aurait survécu à une tentative d’empoisonnement, a rapporté mercredi l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) dans une publication publiée mercredi sur X, citant une source anonyme.
Selon le rapport de l’Observatoire, le président déchu, réfugié en Russie après qu’une coalition de forces menées par des islamistes a renversé son régime lors d’une offensive éclair de dix jours, a quitté mardi un hôpital situé en périphérie de Moscou. Son état de santé est désormais jugé stable.
« Seul son frère Maher el-Assad avait été autorisé à lui rendre visite pendant son hospitalisation, ainsi que l’ancien secrétaire aux affaires présidentielles, Mansour Azzam », a précisé l’OSDH.
L’incident n’a pas été rapporté par les médias russes, mais plusieurs médias régionaux et internationaux l’ont relayé, s’appuyant sur la même source. Ce n’est pas la première fois qu’une telle information circule ; toutefois, c’est la première fois qu’elle est rapportée par l’OSDH. En janvier dernier, le tabloïd britannique The Sun avait déjà évoqué une tentative d’empoisonnement visant l’ex-dirigeant syrien, sans préciser la source.
Bachar el-Assad a dirigé la Syrie d’une main de fer de 2000 à 2024, succédant à son père Hafez el-Assad, au pouvoir depuis 1971. Confronté dès 2011 à une vague de manifestations anti-régime, il avait choisi la répression sanglante, déclenchant une guerre civile de quatorze ans qui a fait des centaines de milliers de morts et provoqué la disparition de dizaines de milliers de personnes.
L’ancien président fait aujourd’hui l’objet de multiples procédures judiciaires dans différents pays, notamment en France. Samedi, la justice syrienne avait émis un mandat d’arrêt par contumace contre l'ancien président dans le cadre d'une enquête sur la répression des manifestations, des arrestations arbitraires et des affrontements survenus à Deraa, ville du sud-ouest de la Syrie où ont démarré les protestations anti-régime en 2011.


