Un Libanais venant rendre visite à un détenu à la prison de Roumié, au nord-est de Beyrouth, le 7 avril 2006. Ramzi Haidar/AFP
Suite au suicide d’un mineur lundi dernier dans le centre de réhabilitation pour mineurs de Ouarouar à Baabda, les Forces de sécurité intérieure (FSI) ont donné des détails mercredi sur les circonstances de ce drame, assurant que le garçon ne présentait «aucune trace de violence sur son corps».
Dans un communiqué, les FSI expliquent que le détenu, 14 ans, de nationalité syrienne, s’est donné la mort le 29 septembre, vers 15h, dans « les toilettes d’une chambre », en utilisant « un drap de lit qu’il a enroulé autour de son cou et accroché à la fenêtre, alors que les autres prisonniers se trouvaient dans la cour ». Les agents sont immédiatement intervenus et ont retrouvé le jeune homme inconscient. Transporté à l’hôpital al-Hayat, il a reçu les premiers soins, mais est rapidement décédé. Selon le rapport du médecin légiste, la cause du décès est un arrêt cardiaque consécutif à une asphyxie par pendaison, sans qu’aucune trace de violence n’ait été relevée.
Les FSI précisent que le mineur avait déjà tenté de mettre fin à ses jours le 5 septembre, et avait alors été suivi par un neurologue, qui lui avait « prescrit des médicaments qu’il prenait régulièrement ». Il était incarcéré depuis le 1er août et avait été transféré le 3 septembre, avec d’autres adolescents, du centre pour mineurs de la prison de Roumié vers le centre de réhabilitation de Ouarouar.
Plus de 25 ans après le lancement du projet, le premier centre de réhabilitation pour mineurs du Liban a ouvert ses portes il y a quelques mois et cherche à accueillir plus d’une centaine de jeunes jusque-là détenus dans la prison de Roumié (Metn), la plus grande et la plus surpeuplée du pays. Mis en œuvre par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC), ce projet, destiné à offrir un centre spécialement dédié aux enfants en conflit avec la loi, remonte à 1999 et avait été initié par le ministre de la Justice de l’époque, Bahige Tabbara.


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