Rechercher
Rechercher

Moyen-Orient - Défense

« L'EI ne représente plus une menace durable » : le Pentagone confirme réduire sa mission en Irak

Une fois la transition achevée, le nombre total de soldats américains stationnés en Irak passera à moins de 2 000, dont la majorité sera basée à Erbil, au Kurdistan irakien.

Des soldats américains à bord de blindés, en Irak, en octobre 2019. Photo d'illustration AFP / DELIL SOULEIMAN

Le Pentagone a réaffirmé, dans un communiqué publié mardi soir, son intention de réduire la portée de sa mission militaire en Irak, un processus qui, selon un responsable américain, verra ce pays prendre la conduite des opérations de lutte contre les poches résiduelles de l’organisation jihadiste État islamique (EI) encore présentes sur son territoire.

Selon le plan, les États-Unis et leurs alliés de la coalition se concentreraient plutôt sur la lutte contre les restes de l'EI en Syrie, et déplaceraient la majorité de leurs effectifs vers la région du Kurdistan irakien afin de mener à bien cette mission, a précisé le responsable, s’exprimant sous couvert d’anonymat. Au début de l’année 2025, les États-Unis comptaient environ 2 500 militaires en Irak et plus de 900 en Syrie voisine, dans le cadre de la coalition formée en 2014 pour combattre l’État islamique, qui déferlait alors sur ces deux pays.

Une fois la transition achevée, le nombre total de soldats américains stationnés en Irak passera à moins de 2 000, dont la majorité sera basée à Erbil, a précisé le responsable. Il a ajouté qu’aucun chiffre définitif n’avait encore été fixé et n’a fourni aucun calendrier. Les troupes américaines qui resteront à Bagdad se concentreront exclusivement sur des questions de coopération sécuritaire bilatérale, et non plus sur les opérations contre l’EI.

Lire aussi

Plus de « woke » ni de « gros » : le chef du Pentagone présente sa nouvelle vision de l'armée

Une « transition plus sereine »

« L’État islamique ne représente plus une menace durable pour le gouvernement irakien ni pour le territoire national des États-Unis. Il s'agit d’un progrès majeur qui nous permet d’effectuer une transition plus sereine en confiant à l’Irak la direction de ses propres efforts de sécurité », a déclaré un haut responsable de la Défense.

L’accord constitue un soutien pour le gouvernement de Bagdad, qui s'inquiète de longue date du fait que la présence de militaires américains puisse être un facteur d’instabilité, car ils sont régulièrement la cible de groupes alignés sur l’Iran. Les États-Unis ont accepté en 2024 avec l’Irak de quitter la base aérienne de Aïn el-Assad, située dans la province occidentale d’al-Anbar, et de la restituer aux autorités irakiennes. Le responsable américain a indiqué que cette transition était toujours « en cours », sans fournir d’autres détails.

Bien que l’administration Trump ait annoncé un projet de réduction de la présence américaine en Syrie, ce retrait reste conditionné à la situation, a indiqué le responsable, « et nous demeurons dans une sorte de statu quo pour le moment ». Washington reste préoccupé par la présence persistante de combattants de l'EI en Syrie et par le risque que des milliers d’entre eux, détenus dans des prisons, puissent être libérés.

Le président syrien Ahmad el-Chareh, ancien chef de Hay'at Tahrir el-Cham, une branche dissidente d'el-Qaëda, a pris le pouvoir à Damas en décembre dernier après avoir renversé le régime Assad, au terme de quelques jours d'une offensive éclair qu'il avait menée à la tête d'une coalition de rebelles. Le président Donald Trump l’a rencontré à Riyad en mai, et brièvement la semaine dernière en marge de l'Assemblée générale de l'ONU. Les dirigeants du Moyen-Orient, ainsi que leurs alliés occidentaux, mettent en garde contre une possible résurgence de l’État islamique, qui pourrait exploiter l’instabilité politique en Syrie pour revenir sur le devant de la scène.

Le Pentagone a réaffirmé, dans un communiqué publié mardi soir, son intention de réduire la portée de sa mission militaire en Irak, un processus qui, selon un responsable américain, verra ce pays prendre la conduite des opérations de lutte contre les poches résiduelles de l’organisation jihadiste État islamique (EI) encore présentes sur son territoire.Selon le plan, les États-Unis et leurs alliés de la coalition se concentreraient plutôt sur la lutte contre les restes de l'EI en Syrie, et déplaceraient la majorité de leurs effectifs vers la région du Kurdistan irakien afin de mener à bien cette mission, a précisé le responsable, s’exprimant sous couvert d’anonymat. Au début de l’année 2025, les États-Unis comptaient environ 2 500 militaires en Irak et plus de 900 en Syrie voisine, dans le cadre de la...
commentaires (1)

On pourrait toujous un jour les manipuler pour gouverner le pays par l,intermediaire d,erdo.

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

10 h 52, le 01 octobre 2025

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • On pourrait toujous un jour les manipuler pour gouverner le pays par l,intermediaire d,erdo.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 52, le 01 octobre 2025

Retour en haut