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Le Hezbollah fustige la réimposition des sanctions européennes contre l'Iran


Le Hezbollah fustige la réimposition des sanctions européennes contre l'Iran

Le consulat iranien à Istanbul lors des négociations entre l'Iran et l'E3 le 25 juillet 2025. Photo Dilara Senkaya/Reuters

Le Hezbollah a fermement condamné mardi le mécanisme de « snapback » activé par l'E3 (France, Allemagne, Royaume-Uni), actant le rétablissement de sanctions économiques contre Téhéran après l’échec des négociations de la dernière chance sur le dossier du programme nucléaire iranien.

L'activation de ce mécanisme, qui est officiellement entré en vigueur lundi 29 septembre après un délai de 30 jours, a été qualifiée de « chute du dernier voile de crédibilité » du trio européen, selon un communiqué publié par le bureau des médias du parti chiite prenant la défense de son parrain iranien.

« Ce n’est pas la République islamique d’Iran qui s’est retirée de l’accord nucléaire signé en 2015. Ce sont les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, qui ont déchiré cet accord. Ce n’est pas l’Iran non plus qui s’est soustrait à ses engagements et obligations liés à l’accord, mais bien la troïka européenne qui y a manqué. Ainsi, le recours de cette troïka à l’activation de ce mécanisme équivaut à la chute du dernier voile de crédibilité de ces parties et démontre leur manque de sérieux dans l’exercice de leurs responsabilités face aux dossiers sensibles et épineux sur la scène internationale », assène le texte, soulignant que ces acteurs « ne peuvent être considérés comme des acteurs responsables dans le traitement des crises internationales, notamment au Moyen-Orient ».

La formation chiite inscrit cette décision de l'E3 dans la continuité de leur « complicité » dans la guerre israélienne de 12 jours en juin dernier contre l'Iran, avec l'aide des États-Unis. « Cela traduit l’implication de la troïka européenne dans la guerre menée par les États-Unis et l’entité sioniste contre la République islamique. Une guerre qui n’avait pas seulement pour but de détruire les capacités nucléaires iraniennes, comme les agresseurs l’ont prétendu, mais aussi de renverser le régime islamique et de semer le chaos et l’instabilité en Iran, comme l’ont eux-mêmes avoué les dirigeants de l’ennemi sioniste », poursuit le texte.

Et le Hezbollah de conclure : « Nous appelons les États, les forces et les peuples libres du monde à rejeter ces mesures illégales et immorales et à refuser de s’y conformer. Nous les appelons également à œuvrer sérieusement pour contrer l’hégémonie occidentale sur les institutions internationales, devenues des instruments entre les mains de puissances arrogantes et dominatrices ».

Ces critiques acerbes du Hezbollah s'inscrivent dans le prolongement de celles formulées contre le rôle les États-Unis et de la France au sein du « mécanisme » de surveillance de l'accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre 2024 au Liban. Ce cessez-le-feu reste néanmoins quasi quotidiennement violé par Israël, qui continue d'occuper au moins six positions au Liban-Sud.

L'Allemagne, la France et le Royaume-Uni ont cependant annoncé dans un communiqué conjoint qu'ils « poursuivront la voie diplomatique et les négociations » avec Téhéran. « Le rétablissement des sanctions de l'ONU ne signifie pas la fin de la diplomatie. (...) Nous exhortons l'Iran à s'abstenir de toute escalade et à se conformer à nouveau à ses obligations juridiquement contraignantes en matière de garanties », précise le texte.

Le Hezbollah a fermement condamné mardi le mécanisme de « snapback » activé par l'E3 (France, Allemagne, Royaume-Uni), actant le rétablissement de sanctions économiques contre Téhéran après l’échec des négociations de la dernière chance sur le dossier du programme nucléaire iranien.L'activation de ce mécanisme, qui est officiellement entré en vigueur lundi 29 septembre après un délai de 30 jours, a été qualifiée de « chute du dernier voile de crédibilité » du trio européen, selon un communiqué publié par le bureau des médias du parti chiite prenant la défense de son parrain iranien.« Ce n’est pas la République islamique d’Iran qui s’est retirée de l’accord nucléaire signé en 2015. Ce sont les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, qui ont déchiré cet accord. Ce n’est pas...