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Société - Reportage

À Hadath, le long de la frontière invisible d’un Liban divisé

De ligne de démarcation pendant la guerre civile, l’ancienne route de Saïda est devenue une lisière entre la Dahyé, majoritairement chiite et bombardée par Israël, et le quartier chrétien épargné.

À Hadath, le long de la frontière invisible d’un Liban divisé

L’ancienne route de Saïda qui traverse la ville de Hadath, le 23 septembre 2025. Mohammad Yassine/L’Orient-Le Jour

« D’ici, on voyait les frappes et on entendait le bruit de leur destruction, sachant qu’on serait épargné, car nous sommes sur la ligne de démarcation. Mais je me demande comment faisaient ceux d’en bas pour supporter », raconte le 16 septembre Zeina, pimpante tenancière d’une boutique de couverts et plats en plastique située sur l’ancienne route de Saïda.Pendant la guerre ouverte de 66 jours entre Israël et le Hezbollah, Hadath a été régulièrement bombardée par les avions de chasse de l’État hébreu mais, à une exception près, tous les raids ont eu lieu d’un seul côté de l’axe routier, cristallisant par le feu une frontière déjà présente dans les esprits entre la partie de la ville à majorité chrétienne et l’autre à majorité chiite, sous le contrôle du parti pro-Iran. La boutique de Zeina se tient à équidistance entre deux mondes qui se...
« D’ici, on voyait les frappes et on entendait le bruit de leur destruction, sachant qu’on serait épargné, car nous sommes sur la ligne de démarcation. Mais je me demande comment faisaient ceux d’en bas pour supporter », raconte le 16 septembre Zeina, pimpante tenancière d’une boutique de couverts et plats en plastique située sur l’ancienne route de Saïda.Pendant la guerre ouverte de 66 jours entre Israël et le Hezbollah, Hadath a été régulièrement bombardée par les avions de chasse de l’État hébreu mais, à une exception près, tous les raids ont eu lieu d’un seul côté de l’axe routier, cristallisant par le feu une frontière déjà présente dans les esprits entre la partie de la ville à majorité chrétienne et l’autre à majorité chiite, sous le contrôle du parti pro-Iran. La boutique de Zeina...
commentaires (9)

Lorsqu’un état démocratique rempli son rôle de veiller sur tous les citoyens avec des droits et des devoirs égaux en privilégiant l’éducation, il ne laisserait aucune place à tous ces gourous qui, derrière leurs accoutrements de mécènes, sèment la haine et la division pour régner sur les laissés pour compte du pays. Le problème réside dans l’incapacité des gouvernants à s’occuper du peuple, qui paie leurs salaires, plutôt que des combines pour s’enrichir sur son dos. Ils le volent pour lui offrir des miettes afin d’obtenir son vote et sont élus par leurs victimes qui sont convaincus d’être

Sissi zayyat

13 h 31, le 26 octobre 2025

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Commentaires (9)

  • Lorsqu’un état démocratique rempli son rôle de veiller sur tous les citoyens avec des droits et des devoirs égaux en privilégiant l’éducation, il ne laisserait aucune place à tous ces gourous qui, derrière leurs accoutrements de mécènes, sèment la haine et la division pour régner sur les laissés pour compte du pays. Le problème réside dans l’incapacité des gouvernants à s’occuper du peuple, qui paie leurs salaires, plutôt que des combines pour s’enrichir sur son dos. Ils le volent pour lui offrir des miettes afin d’obtenir son vote et sont élus par leurs victimes qui sont convaincus d’être

    Sissi zayyat

    13 h 31, le 26 octobre 2025

  • Nous parlons la même langue, mangeons la même cuisine et les échanges commerciaux vont bon train. On n'a jamais découvert un gêne chiite ou maronite à la naissance d'un libanais. Les différences constatées sont liées à l'accès au savoir (l'école) et le niveau des revenus mais aussi au poids de la religion que font peser les responsables religieux sur les individus. Développer l'Etat libanais nécessite des écoles publiques laïques dans un état laïc. Le fédéralisme cristalliserait les différences au lieu de les atténuer et ferait persister la méfiance entre communautés.

    Fredo

    12 h 45, le 01 octobre 2025

  • Les frontieres invisibles entre Libanais n,ont pas commence de Haddad et etendues ailleurs au Liban. Les vraies frontieres invisibles sont, ou se sont surtout apres l,avenement du hezb iranien sur notre sol, enracinees dans les Ames et les Esprits. Pour les en deraciner, il faut dans les meilleurs cas et SI tout le monde l,accepte que passent deux generations. Entretemps plus de Pays. L,impossibilite de deraciner les frontieres enracinees dans les Boites Gazeuses comprimees et les appartenances non nationales sont un FAIT. Les NEGATIONS ne sont pas DEUX mais plusieurs. Le DIVORCE va s,imposer

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    11 h 28, le 30 septembre 2025

  • La vrai victoire israélo-iranniene fut d'implanter dans l'esprit de beaucoup de libanais naïf, qu'ils sont membres, uniquement, d'une bi'a.... tout comme si l'on parlait d'une bi'a de mouches, ou de loups ou de cafards ou de tourtereaux etc... ils ont effacé de l'esprit des libanais le côté humain et les libanais se sont laissés faire ... où sont donc ces grands libanais de toutes confessions qui se voyaient toutes et tous comme une famille ??

    Wlek Sanferlou

    00 h 16, le 30 septembre 2025

  • Il en est qui se pretendent tres Libanais, mais qui en realite sont contre l'idee meme du Liban. Quand on me parle de "bi'a" differente, de malaise a vivre d'un cote de la rue ou de l'autre et autres jouyeusetes de meme acabit, j'entends federalisme, partition, division du pays sur base confessionnelle. Ce langage est celui de gens qui sont des ennemis du Liban, qui veulent son demantellement. A ceux la je reponds : le Liban est PLURIEL et nous devons le preserver.

    Michel Trad

    21 h 39, le 29 septembre 2025

  • “Cette Syrienne de confession sunnite ayant fui Alep en 2011”peut aisément retourner dans son pays gouverné par ses coreligionnaires. Mais non. elle y est restée quand même et travaille de surcroît depuis 13 ans .

    Hitti arlette

    21 h 10, le 29 septembre 2025

  • On ne parle plus alors du vivre-ensemble, ce thème que certains intellos de bistrot développaient à longueur de débats. Oui la Bi’a au Liban que je traduis par un environnement confessionnel avec un grand écart culturel. Cet écart ne permet pas le dialogue pour élaborer un projet de société constructif. Que d’exemples tirés du vécu quotidien me donnent raison. La séparation entre des entités municipales de couleur confessionnelle différente est un fait ‘’officialisé’’ récemment par un ministre de l’Intérieur. Prophétiser que ‘’Dans dix ans Hadath sera totalement chiite’, n’a rien de provocant.

    nabil

    19 h 38, le 29 septembre 2025

  • Tout le monde est d'accord que chacun a sa Bi2A (Environnement) qui n'est pas du tout le même.Même qu'ils sont aux antipodes.D'où le besoin d'UNIFIER le pays en instaurant un pays FEDERAL de 10 452 Km2; Chacun vivant dans son environnement(notamment pour la vie au quotidien :c'est valable pour la boisson comme vous dites dans l'article,les vêtements, la viande etc.Même les plages, suite à ce qui s'était passé à SAIDA cette année (1couple a été malmené à cause du maillot de bain féminin )Bref, un LIBAN FEDERAL est l'ULTIME SOLUTION.A bon entendeur salut ( mais personne n'a envie d'entendre !!!

    LE FRANCOPHONE

    17 h 48, le 29 septembre 2025

  • La conclusion est terrible à mes oreilles. Elle colle exactement avec ce qui se passe dans beaucoup de villes en France ...

    Ludovic Hasquette

    17 h 29, le 29 septembre 2025

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