Le président, Joseph Aoun, avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, le 22 septembre 2025. Photo présidence libanaise
Le président de la République, Joseph Aoun, a déclaré avoir « demandé l’aide des États-Unis pour mettre fin aux agressions israéliennes et obtenir le retrait des territoires occupés au Sud », rapporte la présidence libanaise mercredi, tandis que le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, s'est félicité que « le gouvernement libanais continue de s’opposer aux politiques de l’Iran », selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
En marge de sa participation à la 80e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le président Aoun avait rencontré lundi Marco Rubio, qui a également déclaré que son pays « soutiendra le Liban pour surmonter sa crise économique ».
« Mes discussions avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio ont été positives. J’ai demandé l’aide des États-Unis pour mettre fin aux agressions israéliennes et obtenir le retrait des territoires occupés au Sud, afin de permettre à l’armée libanaise de se déployer jusqu’aux frontières internationales et d’appliquer la résolution 1701 », a déclaré M. Aoun, rapporte sur X le compte de la présidence libanaise. « J’ai également perçu une volonté de poursuivre le soutien à l’armée, déployée sur l’ensemble du territoire libanais, afin d’affirmer la souveraineté de l’État sur ses terres », a-t-il affirmé.
Le chef de l'État a également « examiné la situation au Liban à la lumière des récents développements avec le sénateur Chris Murphy, le sénateur Chris Coons et le député démocrate Gregory Meeks », et il a rencontré l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, précise la présidence libanaise dans un autre message.
Selon un communiqué mardi de la présidence, M. Aoun a demandé à M. Rubio l’aide des États-Unis pour veiller au respect par Israël de l’accord du 27 novembre 2024, conclu pour mettre fin à la guerre, « d’autant plus qu’aucune violation de cet accord n’a été commise du côté libanais ». Le président Aoun a aussi demandé à Washington de « soutenir l’armée libanaise en matériel et en équipements afin qu’elle puisse accomplir ses missions couvrant l’ensemble des régions libanaises », et a souhaité que soient fournies les conditions nécessaires « pour parvenir à une paix juste, globale et durable dans la région du Moyen-Orient ». Le président Aoun a en outre réclamé « le soutien des États-Unis aux efforts déployés en vue de la tenue d’une conférence dédiée à la reconstruction du Liban. ».
Par ailleurs, Marco Rubio a déclaré mercredi que « le président syrien Ahmad el-Chareh a exprimé son engagement à travailler avec les partenaires internationaux », et a estimé que « la stabilité de la Syrie contribue à la stabilité de toute la région ». Selon lui, « l’Iran adopte une approche de déstabilisation et ne peut être autorisé à posséder des armes de destruction massive ». Concernant Gaza, M. Rubio a déclaré œuvrer à « la libération de tous les otages et à maintenir la bande de Gaza exempte de terrorisme. »



« Plainte » contre l'Iran : pourquoi les Affaires étrangères ont dû mettre de l'eau dans leur vin