Police et forces de sécurité bloquent la circulation devant le siège des Nations unies à l’arrivée des dirigeants mondiaux pour la 80e session de l’Assemblée générale (AGNU). Alexi J. Rosenfeld/Getty Images/AFP
À la veille des débats de la 80e Assemblée générale des Nations unies, les États-Unis ont annoncé de nouvelles restrictions visant la délégation iranienne présente à New York. L’objectif affiché : accentuer la « pression maximale » sur Téhéran, en limitant ses déplacements et son accès à certains biens de consommation.
Des limitations inédites
Selon Tommy Pigott, porte-parole adjoint principal, Washington interdit désormais aux membres de la délégation iranienne de faire des achats dans les grands clubs de vente en gros ainsi que dans les magasins de luxe. « Nous ne permettrons pas au régime iranien d’offrir à ses élites cléricales une virée shopping à New York, alors que le peuple iranien souffre de pauvreté, d’infrastructures délabrées et d’une grave pénurie d’eau et d’électricité », a-t-il affirmé.
Le secrétaire d’État Marco Rubio a parallèlement restreint leurs déplacements aux zones « strictement nécessaires », pour assurer le trajet entre leurs lieux de résidence et le siège des Nations unies. « La sécurité des Américains est notre priorité », a insisté Washington, précisant qu’il n’était pas question de laisser Téhéran utiliser l’Assemblée générale comme « prétexte » pour circuler librement dans la ville et « promouvoir son agenda terroriste ».
Un message politique
Derrière ces mesures, l’administration américaine entend adresser un signal fort. « En empêchant les responsables du régime d’exploiter leurs voyages diplomatiques pour se procurer des biens inaccessibles au peuple iranien, nous envoyons un message clair : lorsque les États-Unis disent qu’ils se tiennent aux côtés du peuple iranien, ils le pensent », a déclaré M. Pigott. Washington présente cette décision comme une nouvelle démonstration de son « engagement indéfectible à soutenir les Iraniens dans leur quête de responsabilité et d’une vie meilleure ».
Ces restrictions interviennent alors que les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de crise nucléaire, d’alliances régionales explosives et de manifestations sociales réprimées en Iran. À l’ONU, la présence de la délégation iranienne demeure scrutée de près, symbole des rapports de force diplomatiques qui se jouent en marge des débats officiels.


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Pathétique. Si les US veulent vraiment aider les Iraniens -et par la même occasion les pays pris en otage par leurs proxys- ils coupent la tête du serpent point barre.
19 h 26, le 23 septembre 2025