La Première dame libanaise, Neemat Aoun à l'ONU. Photo ANI.
La Première dame libanaise, Neemat Aoun, a placé le Liban au cœur de son allocution à l’occasion du 30e anniversaire de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing, rappelant que « le pays se trouve aujourd’hui à un carrefour ». Elle a souligné que « la récupération et la stabilité de notre pays dépendent de l’arrêt de la guerre contre le Liban et de la poursuite du chantier des réformes politiques et économiques », ajoutant que « la paix du Liban et l’arrêt de la guerre en son sein font partie de la paix au Moyen-Orient », et que la stabilité nationale rayonne sur les pays voisins.
« Le Liban se trouve aujourd’hui à un carrefour. La récupération et la stabilité de notre pays dépendent de l’arrêt de la guerre contre le Liban et de la poursuite du chantier des réformes politiques et économiques, ce qui passe également par l’autonomisation des femmes et la confiance en leurs capacités, a déclaré Mme Aoun. Leur rôle n’est pas symbolique, mais essentiel et fondamental dans la construction de la paix, de la justice et de la prospérité. »
« Sur cette base, le Liban ne peut rester prisonnier des logiques de guerre imposées par les forces qui l’entourent, dont les conséquences ne font qu’accroître les souffrances des Libanais, en particulier des femmes », a-t-elle poursuivi, affirmant que « les responsables des défis auxquels sont confrontées les femmes au Liban sont à la fois des acteurs extérieurs et intérieurs ».
La Première dame a insisté sur le lien entre la stabilité nationale et régionale . « La paix du Liban et l’arrêt de la guerre en son sein font partie de la paix au Moyen-Orient. Lorsque le Liban retrouve sa stabilité et sa paix, les pays voisins s’apaisent et s’alimentent de son rayonnement, et avec eux la situation des femmes libanaises et de toutes les femmes du Moyen-Orient s’améliore, et elles retrouvent leur rôle et leur grandeur », a-t-elle ajouté.
Mme Aoun a également évoqué la situation intérieure, en soulignant qu’« il n’y a pas de véritable souveraineté au Liban si les femmes ne sont pas maîtresses de leur destin, qu’il n’y a ni reconstruction ni véritable État si les femmes sont absentes des arcanes du pouvoir, et qu’il n’y a pas de prospérité économique si les femmes sont privées de leur droit à l’éducation, au travail et à l’égalité ».
Dans son discours, la Première dame a rappelé l’engagement du Liban à transformer les engagements de Beijing en actions concrètes.« Nous sommes pleinement prêts à travailler avec tous les partenaires pour garantir à chaque fille et femme au Liban de vivre dans la dignité, l’égalité et la paix », a-t-elle ajouté.
Elle a conclu son allocution par ces mots : « Parmi les personnes présentes ici se trouvent des femmes libanaises : observez leur créativité et leur contribution à la construction de vos pays, et imaginez avec moi le visage du Moyen-Orient si les Libanaises avaient la possibilité de vivre en paix ».
La Déclaration et le Programme d’action de Beijing, adoptés en 1995 par 189 gouvernements lors de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes, constituent le cadre le plus complet jamais élaboré pour promouvoir l’égalité des droits pour toutes les femmes et les filles. Le Programme s’organise autour de douze « sujets de préoccupation essentiels », couvrant des domaines tels que l’emploi et l’économie, la participation politique, la paix, l’environnement, ainsi que l’élimination des violences faites aux femmes. L’année 2025 marque le 30ᵉ anniversaire de cette déclaration et de ce programme.


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