Parti dimanche pour les États-Unis, où il doit prononcer un discours devant l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le président syrien Ahmad el-Chareh a déclaré lors d'un entretien à CBS que « quiconque s’oppose à la levée des sanctions serait une fois de plus complice du meurtre du peuple syrien ».
« Aujourd’hui, nous avons réellement sauvé le peuple de l’oppression qui lui était imposée par le régime criminel de Bachar el-Assad », a-t-il ajouté, soulignant qu’ils avaient redonné espoir aux réfugiés et aux personnes déplacées à l’intérieur du pays.
Il a indiqué que la Syrie avait affronté l’organisation État islamique, expulsé les milices iraniennes et le Hezbollah, et soutenu les victimes d’armes chimiques – des rôles qu’il estime incomber à la communauté internationale.
« La communauté internationale n’a été capable de libérer aucun prisonnier ni de briser le siège d’une seule ville où les habitants mouraient de faim », a conclu le président syrien.
Le Premier ministre Nawaf Salam a dénoncé la double frappe, fustigeant le fait qu’ « Israël ait commis un nouveau massacre à Bint Jbeil, faisant cinq victimes, dont trois enfants : Seline, Hadi et Asil ».
« Il s'agit d'un crime odieux contre des civils et d'un message d'intimidation visant nos compatriotes qui retournent dans leurs villages du Sud. La communauté internationale doit condamner Israël dans les termes les plus forts pour ses violations répétées des résolutions internationales et du droit international, et les pays signataires de l'accord de cessation des hostilités doivent exercer une pression maximale sur Israël pour qu'il cesse immédiatement ses agressions, se retire des territoires libanais occupés et libère les prisonniers », a-t-il ajouté.
L’Union des municipalités de Bint Jbeil a également condamné, dans un communiqué, « le massacre odieux perpétré cet après-midi par l’ennemi israélien dans la ville de Bint Jbeil, qui a coûté la vie à une famille de Bint Jbeil, dont des enfants, en visite dans leur localité, leurs corps ayant été réduits en morceaux ».
L’Union a en outre interpellé le président Joseph Aoun, le Premier ministre Nawaf Salam, l’armée libanaise ainsi que la communauté internationale, leur demandant d’agir contre les violations israéliennes de la trêve.
Le député du Hezbollah, Hassan Fadlallah, a dénoncé dans un communiqué la frappe israélienne sur Bint Jbeil, qu’il a qualifiée de « crime odieux contre des civils, dont des enfants », perpétrée « sous le regard du comité de surveillance du cessez-le-feu, devenu témoin et complice des violations constatées de la trêve conclue fin novembre dernier entre le Hezbollah et Israël ».
« Ce comité n’a offert aucune garantie au Liban, tandis que l’État libanais se montre, au mieux, incapable d’agir concrètement. Que le cri légitime des habitants du Sud parvienne enfin aux oreilles des responsables afin qu’ils interviennent pour mettre fin à cette profanation de leur sang pur », a-t-il ajouté.
« Toutes ces agressions et ces assassinats perpétrés par l’ennemi ne pousseront pas notre peuple à abandonner sa terre et ses droits. Elles renforcent la détermination des habitants du Sud à s’en tenir au choix de la résistance, car c’est ce choix qui a libéré la terre et protégé son peuple », a conclu le député, rappelant que le parti refuse toujours de remettre ses armes à l’armée libanaise.
Les reconnaissances par des pays occidentaux d’un État palestinien représentent « une victoire » pour les droits des Palestiniens, a salué dimanche Mahmoud Mardawi, un haut responsable du Hamas.
« Ces reconnaissances représentent une victoire pour les droits du peuple palestinien et la légitimité de notre cause, et envoient un message clair : peu importe jusqu’où va l’occupation (Israël, NDLR) dans ses crimes, elle ne pourra jamais effacer nos droits nationaux », a déclaré M. Mardawi à l’AFP.
Le président Joseph Aoun a condamné, depuis New York où il doit participer à la 80ᵉ Assemblée générale des Nations unies, la frappe meurtrière qui a fait au moins cinq morts à Bint Jbeil.
« Alors que nous sommes à New York pour discuter de questions de paix et de droits humains, voici qu’Israël poursuit ses violations continues des résolutions internationales, et en particulier de l’accord de cessez-le-feu, en commettant un nouveau massacre à Bint Jbeil, qui a coûté la vie à cinq personnes, dont trois enfants », a déclaré le chef de l’État, selon un communiqué publié par Baabda.
« Depuis New York, nous appelons la communauté internationale, dont les dirigeants se trouvent dans les couloirs des Nations unies, à déployer tous les efforts pour mettre fin aux violations des résolutions internationales, en particulier les pays garants de la Déclaration du 27 novembre 2024, et à faire pression sur Israël pour qu’il se retire des territoires libanais et respecte ladite déclaration. Il ne peut pas y avoir de paix construite surle sang de nos enfants », a-t-il conclu.
Le ministère israélien des Affaires étrangères a affirmé dimanche dans un communiqué rejeter la déclaration « unilatérale » de reconnaissance d’un État palestinien par certains pays occidentaux.
« Israël rejette catégoriquement la déclaration unilatérale de reconnaissance d’un État palestinien faite par le Royaume-Uni et d’autres pays », déclare le ministère. « Cette déclaration ne favorise pas la paix, mais au contraire, elle déstabilise davantage la région et compromet les chances d’aboutir à une solution pacifique à l’avenir », ajoute-t-il.
Selon notre correspondant, la famille visée par la frappe israélienne à Bint Jbeil possèdait également la nationalité américaine. Elle est originaire de Bint Jbeil et résidait à Hoch, près de la ville de Tyr, au Liban-Sud. Le chef de famille faisait également partie des proches du conducteur de la moto, qui habitait Hoch.
Les victimes de la frappe de Bint Jbeil sont Chadi Sobhi, sa femme et deux de ses enfants, et Mohammad Mroue, selonnotre correspondant au Liban-Sud.
Photo relayée par notre correspondant Mountasser Abdallah
Selon un bilan encore provisoire, la frappe de Bint Jbeil a fait au moins cinq morts.
Le chef de la municipalité de Bint Jbeil, Mohammad Bazzi, interrogé par notre correspondant au Liban-Sud, a indiqué que deux missiles ont été tirés : le premier a visé une moto et tué son conducteur, le second a touché une voiture, tuant certains de ses occupants, des membres d’une même famille, faisant quatre morts, dont trois enfants à bord.
Mohammad Bazzi a qualifié cette attaque de « massacre de civils ». Il a ajouté que les corps des victimes étaient « déchiquetés et éparpillés ».
Photo Mahmoud Issa/Reuters
Des enfants palestiniens déplacés fuient vers le sud, après que les forces israéliennes ont ordonné aux habitants de la ville de Gaza d’évacuer le 21 septembre 2025.
Dans un communiqué, l’armée israélienne indique que sa 36ᵉ division, une division blindée relevant du Commandement nord, a rejoint l’offensive terrestre dans la ville de Gaza.
Plus tôt ce mois-ci, la 36ᵉ division avait été retirée de Khan Younès, rapporte The Times of Israel. Elle a ensuite passé deux semaines à se préparer aux combats dans la ville de Gaza, selon l’armée israélienne.
L'artillerie israélienne a lancé un nombre de fusées éclairantes au-dessus de Maroun el-Ras et Aitaroun, dans le caza de Bint Jbeil au Liban-Sud, selon notre correspondant
Benny Gantz, ancien ministre du cabinet de guerre de Benjamin Netanyahu et leader de la coalition Bleu et Blanc, a vivement condamné toute reconnaissance de l’État palestinien, à la suite des décisions du Royaume-Uni, du Canada et de l’Australie.
« Reconnaître un État palestinien après le 7 octobre ne fait qu’encourager le Hamas, prolonger la guerre, éloigner les perspectives d’un accord sur les otages et envoyer un message clair de soutien à l’Iran et à ses relais », a écrit Gantz dans un post sur X.
Gantz a plutôt exhorté les dirigeants occidentaux à exercer une « pression maximale » sur le Hamas afin qu’il « renonce au pouvoir » et libère les captifs « avant toute autre chose ».
La reconnaissance de la Palestine par le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie s’ajoute à l’élan international croissant en faveur de la reconnaissance de l’État palestinien, déjà reconnue par plus de 75 % des États membres de l’ONU.
Dans sa déclaration confirmant que le Royaume-Uni reconnaissait l’État de Palestine, le Premier ministre britannique Keir Starmer a déclaré : « L’espoir d’une solution à deux États s’estompe, mais nous ne pouvons pas laisser cette lumière s’éteindre. »
Il a ajouté : « J’ai donné instruction de travailler à sanctionner d’autres responsables du Hamas dans les semaines à venir » et « le Hamas ne peut avoir aucun avenir, aucun rôle au sein du gouvernement, aucun rôle dans la sécurité ».
La frappe sur une moto à Bint Jbeil a fait un mort, le conducteur qui a succombé à ses blessures, et quatre autres blessés qui se trouvaient sur place, toujours selon notre correspondant, parmi eux un blessé grave et des enfants
L'artillerie israélienne a lancé un nombre de fusées éclairantes au-dessus de Maroun el-Ras et Aitaroun, au Liban-Sud, selon notre correspondant
Des drones israéliens visent une moto dans la ville de Bint Jbeil, au Liban-Sud rapporte notre correspondant, faisant un blessé grave
Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a affirmé dimanche que son pays devait annexer la Cisjordanie occupée en réaction à la reconnaissance d’un État palestinien par l’Australie, le Canada et la Grande-Bretagne.
« La reconnaissance d’un État palestinien par des pays comme le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie (…) impose une réponse immédiate : l’annexion immédiate de la Judée-Samarie (nom employé par Israël pour désigner la Cisjordanie occupée, Ndlr) », a-t-il affirmé dans un communiqué.
Le président palestinien Mahmoud Abbas a estimé dimanche que la reconnaissance par la Grande-Bretagne d'un Etat palestinien était un pas vers "une paix juste et durable", selon un communiqué de la présidence.
"Le Président de l'Etat palestinien, Mahmoud Abbas, salue l'annonce de la reconnaissance par le Royaume-Uni de l'Etat palestinien indépendant, affirmant qu'il s'agit d'un pas important et nécessaire vers la concrétisation d'une paix juste et durable", indique la présidence.
Le Canada reconnaît officiellement l’État de Palestine, a annoncé dimanche son Premier ministre Mark Carney dans un communiqué, disant vouloir ainsi « préserver la possibilité d’une solution à deux États ».
Une annonce également faite au même moment par le Royaume-Uni et l’Australie.
« Le Canada reconnaît l’État de Palestine et offre de travailler en partenariat afin de porter la promesse d’un avenir pacifique pour l’État de Palestine et l’État d’Israël. Le Canada inscrit cette mesure dans le cadre d’un effort international concerté visant à préserver la possibilité d’une solution à deux États », affirme-t-il à la veille d’un sommet à l’ONU lors duquel une dizaine de pays, dont la France, doivent confirmer leur reconnaissance formelle de l’État palestinien.
L’Australie « reconnaît officiellement l’État indépendant et souverain de Palestine », a annoncé dimanche le Premier ministre Anthony Albanese.
« Ce faisant, l’Australie reconnaît les aspirations légitimes et de longue date du peuple palestinien à un État qui lui soit propre », a-t-il expliqué dans un communiqué.
Le Premier ministre israélien a également déclaré, lors de l'ouverture d'une réunion du Cabinet, que les contacts avec la Syrie progressaient « quelque peu », mais que les deux parties étaient encore très éloignées l'une de l'autre, rapporte Reuters.
Le président syrien Ahmad al-Chareh avait précisé mercredi que les négociations en cours avec Israël en vue de conclure un pacte de sécurité pourraient aboutir « dans les prochains jours ».
⚡ « Notre victoire contre le Hezbollah nous a offert une opportunité inimaginable, celle de la possibilité de faire la paix avec nos voisins du nord », a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dimanche, s'adressant aux membres de son gouvernement.
Le pape Léon XIV a exprimé dimanche la solidarité de l'Eglise envers la population palestinienne de la « terre martyrisée » de Gaza et déclaré qu'il n'y avait « pas d'avenir fondé sur la violence, l'exil forcé, la vengeance », à l'issue de la prière dominicale de l'Angelus place Saint-Pierre.
S'adressant aux représentants d'associations catholiques rassemblées place Saint-Pierre derrière une banderole « paix pour Gaza », Léon XIV a salué « les initiatives qui dans toute l'Église expriment la solidarité avec les frères et sœurs qui souffrent dans cette terre martyrisée » de Gaza.
Des colons israéliens ont agressé une famille palestinienne dans la ville de Deir Jarir, en Cisjordanie occupée, rapporte l'agence palestinienne Wafa.
L'agence de presse a rapporté que le groupe de colons a attaqué un homme âgé et son fils près de leur domicile, dans la ville située à environ 12 kilomètres au nord-est de Ramallah. Les agressions ont laissé les deux hommes avec des contusions et des blessures à la tête et aux mains, a rapporté l'agence.
Les colons ont également brisé les vitres d'un véhicule garé à proximité.
Une patrouille israélienne s'est infiltrée de nuit dans le village de Ramiye, caza de Bint Jbeil, et y a dynamité une maison, selon des témoins cités par notre correspondant
Habeeba Abou Chaar, une enfant de trois ans, est décédée « des suites de malnutrition et d'un manque de soins » à Khan Younes, dans le sud de Gaza, selon une source de l'hôpital Nasser de la ville qui s'est confiée à Al Jazeera.
Au moins 46 Palestiniens ont été tués dans des attaques israéliennes à Gaza depuis l'aube, ont déclaré des sources hospitalières du territoire à Al Jazeera.
Parmi les victimes, au moins huit personnes ont été tuées dans une frappe aérienne israélienne sur le quartier de Daraj, dans la ville de Gaza, a rapporté Al Jazeera, citant une source des services d'urgence.
La reconnaissance d'un État palestinien ne suffirait pas à le faire naître « du jour au lendemain », a déclaré le vice-Premier ministre britannique, soulignant que cette reconnaissance devait s'inscrire dans le cadre d'un processus de paix plus large.
« Toute mesure visant à le reconnaître découle de notre volonté de maintenir vivante la perspective d'une solution à deux États », a déclaré David Lammy à Sky News.
Les frappes israéliennes ont tué au moins 34 personnes dans la ville de Gaza pendant la nuit, dont des enfants, ont déclaré dimanche des responsables de la santé palestiniens. Israël poursuit son offensive dans cette ville frappée par la famine, à un moment où plusieurs pays s'apprêtent à reconnaître l'État palestinien à l’ONU.
Les responsables de santé de l'hôpital Shifa, où la plupart des corps ont été transportés, ont déclaré que parmi les morts figuraient 14 personnes tuées lors d'une frappe tard dans la nuit de samedi, qui a touché un quartier résidentiel dans le sud de la ville.
Le personnel de santé a déclaré qu'un infirmier qui travaillait à l'hôpital figurait parmi les morts, ainsi que sa femme et ses trois enfants.
Le Premier ministre écossais John Swinney a appelé le gouvernement britannique à imposer davantage de sanctions contre Israël, alors que le Royaume-Uni s'apprête à reconnaître l'État palestinien à l’ONU dimanche.
M. Swinney a salué la reconnaissance par le Royaume-Uni de l'État palestinien comme un « moment historique », mais a déclaré qu'elle ne devait pas être conditionnelle et devait être accompagnée de sanctions.
M. Swinney a demandé au gouvernement britannique de s'engager à prendre une série de mesures, notamment le retrait de l'accord de commerce et de partenariat entre le Royaume-Uni et Israël, la fin de toute coopération militaire avec Israël tant que la guerre se poursuit et la facilitation de l'évacuation des enfants blessés de Gaza pour qu'ils puissent être soignés en Écosse.
Il a également appelé le gouvernement britannique à définir des plans visant à garantir que la mise en œuvre de la revue stratégique de défense ne soutienne pas Israël et à mettre fin à toutes les exportations de matériel de défense vers Israël.
Il a également appelé à un cessez-le-feu et déclaré que l'aide humanitaire devait pouvoir circuler librement à Gaza.
L'armée israélienne a affirmé dimanche avoir tué un sniper du mouvement islamiste palestinien Hamas à Gaza, son frère, directeur du principal hôpital du territoire palestinien, dénonçant un « mensonge ».
Mohammed Abou Salmiya, directeur de l'hôpital al-Chifa, l'un des rares encore opérationnels dans le territoire palestinien, avait indiqué samedi à l’AFP que son frère et sa belle-sœur avaient été tués dans une frappe israélienne à Gaza-ville.
L’armée israélienne qui n’avait pas réagi dans l’immédiat, a indiqué dimanche avoir tué Majed Abou Salmiya, qu'elle a présenté comme un sniper du Hamas.
Un survol intense de drones au-dessus des différentes régions du Liban-Sud est constaté depuis ce matin, selon notre correspondant Mountasser Abdallah.
Le Royaume-Uni et le Portugal doivent reconnaître officiellement l'Etat de Palestine, malgré de fortes pressions des Etats-Unis et d'Israël, avant l'arrivée des chefs d'Etats pour la grand-messe de l'Assemblée générale de l'ONU.
Un nombre croissant de pays, longtemps proches d'Israël, ont franchi ce pas symbolique ces derniers mois alors qu'Israël a intensifié son offensive à Gaza, déclenchée par une attaque meurtrière du mouvement islamiste palestinien Hamas en 2023.
Lors d'un sommet lundi coprésidé par la France et l'Arabie saoudite qui doit se pencher sur l'avenir de la solution à deux Etats, une dizaine de pays doivent confirmer leur reconnaissance formelle de l'Etat palestinien.
La Jordanie a annoncé la réouverture du poste-frontière avec la Cisjordanie occupée pour les seuls voyageurs, trois jours après sa fermeture à la suite d'une attaque qui a coûté la vie à deux soldats israéliens et entraîné la suspension du passage de l'aide vers Gaza.
Le poste-frontière "a rouvert dimanche pour les voyageurs uniquement, tandis que le passage des camions de marchandises reste suspendu jusqu'à nouvel ordre", selon un communiqué officiel.
Ce point de passage, situé dans la vallée du Jourdain, est le seul permettant aux Palestiniens de Cisjordanie de quitter le territoire sans avoir à passer par Israël, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967.
Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, imposera de nouvelles sanctions contre le Hamas, parallèlement à la reconnaissance attendue par le Royaume-Uni d’un État palestinien dimanche, selon le Telegraph.
L’armée israélienne estime avoir détruit jusqu’à 20 immeubles de grande hauteur à Gaza-Ville au cours des deux dernières semaines. Elle considère également, selon les médias israéliens, que plus de 500 000 personnes ont quitté la ville depuis le début du mois de septembre.
Le groupe militant Hamas, qui contrôle Gaza, conteste ce chiffre, affirmant qu’un peu moins de 300 000 personnes ont quitté la ville et qu’environ 900 000 y restent, y compris des otages israéliens.
Sur le site de messagerie Telegram, la branche militaire du Hamas a publié plus tôt une image de type montage des otages israéliens, avertissant que leur vie était en danger en raison de l’opération militaire israélienne à Gaza-Ville.
Le Hamas estime également que depuis le 11 août, l’armée israélienne a détruit ou endommagé plus de 1 800 bâtiments résidentiels à Gaza-Ville et détruit plus de 13 000 tentes abritant des familles déplacées.
A Gaza, l’armée israélienne a poursuivi samedi son assaut contre la ville de Gaza et l’ensemble de la bande de Gaza, détruisant des tunnels souterrains et des structures piégées lors d’attaques qui ont fait au moins 60 morts palestiniens, selon les autorités sanitaires de Gaza, citées par Reuters.
Cet assaut intervient alors que dix pays, dont l’Australie, la Belgique, la Grande-Bretagne et le Canada, doivent reconnaître officiellement un État palestinien indépendant lundi, à la veille du rassemblement annuel des dirigeants à l’Assemblée générale de l’ONU.
La campagne israélienne de démolition intensifiée visant les immeubles de grande hauteur à Gaza-Ville a débuté cette semaine parallèlement à une offensive terrestre.
Les forces israéliennes, qui contrôlent la banlieue est de Gaza-Ville, ont pilonné les quartiers de Sheikh Radwan et de Tel Al-Hawa, à partir desquels elles seraient positionnées pour progresser vers le centre et l’ouest de la ville.
La majeure partie de la population de Gaza-Ville se réfugie dans ces zones.
En Syrie, sept civils ont été tués samedi dans un bombardement mené par des forces gouvernementales dans le nord du pays, dans une zone où des affrontements ont éclaté avec les Forces démocratiques syriennes (FDS), bras armé des Kurdes, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme.
L’information principale de ce matin :
La sous-émissaire américaine pour le Moyen-Orient, Morgan Ortagus, est arrivée comme prévu à Beyrouth pendant le week-end et a commencé sa tournée. Elle s’est rendue à Ras el-Naqoura, dans le caza de Tyr, pour assister à une réunion du comité de surveillance du cessez-le-feu, selon plusieurs médias locaux. Elle ne prévoit aucun rendez-vous politique pendant son passage et ne s’entretiendra a priori qu’avec des responsables sécuritaires.
Selon notre correspondant Mountasser, aucun nouvel incident majeur n’a eu lieu au Liban-Sud depuis la frappe qui a tué un membre du Hezbollah samedi dans le caza de Marjeyoun. En revanche, des drones israéliens survolent intensivement plusieurs régions du Liban-Sud.
Selon l’armée libanaise, Israël a violé plus de 4 500 fois le cessez-le-feu conclu en novembre 2024 entre Tel-Aviv et le Hezbollah, au terme de treize mois de guerre qui ont suivi le déclenchement de celle de Gaza.
Bonjour et bienvenue sur notre couverture en direct de l’actualité au Moyen-Orient.
Nous suivrons ici les développements au Liban, à Gaza, en Syrie, ainsi que dans les autres pays de la région touchés par les conflits qui font rage depuis le 7 octobre 2023.
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@ les etats ont refusé la résolution 181 BTW elle parlait de Judée Samarie En 1921 la GB a donné 70 % de la Palestine à un prince saoudien : maintenant la Jordanie.
20 h 47, le 21 septembre 2025