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Dernières Infos - Arabie Saoudite

Yazid ben Farhane reçu par Aoun

L’émissaire saoudien s'est également entretenu samedi avec le président du Parlement Nabih Berry, son conseiller et le député de Tripoli Fayçal Karamé.

Yazid ben Farhane reçu par Aoun

Le conseiller du ministre saoudien des Affaires étrangères, Yazid ben Farhane. Photo prise de X.

Le président de la République, Joseph Aoun, a reçu vendredi soir au palais de Baabda le conseiller du ministre saoudien des Affaires étrangères, Yazid ben Farhane, avec qui il a passé en revue « les derniers développements au Liban et dans la région », s'est contentée d'indiquer la présidence sur son compte X.

Le jour même, le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, a invité l’Arabie saoudite à « ouvrir une nouvelle page avec la résistance », soulignant que la région se trouve à « un tournant dangereux » et que les armes du Hezbollah « ne sont dirigées ni contre le Liban ni contre le royaume ». Ses propos ont été tenus à l’occasion de la première commémoration de l’assassinat d’Ibrahim Akil, un des cadres du parti. Le Hezbollah n’épargnait pas depuis de nombreuses années l’Arabie saoudite et les autres monarchies du Golfe de ses critiques, provoquant même des incidents diplomatiques entre le Liban et ces pays.

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L’émissaire saoudien s'est également entretenu samedi avec le député de Tripoli Fayçal Karamé ainsi qu'avec le président du Parlement Nabih Berry et son conseiller, Ali Hassan Khalil. Sa dernière visite à Beyrouth remonte au mois de juillet lorsqu’il avait déjà rencontré le président Aoun.

Après des années de désintérêt de Riyad, notamment en raison de la mainmise du Hezbollah sur la vie politique, l'élection de Joseph Aoun à la présidence et la nomination de Nawaf Salam au poste de Premier ministre au début de l'année ont réchauffé les relations diplomatiques du Liban avec les pays arabes et Riyad ne cache pas son soutien au pouvoir en place.

Le parti chiite pro-iranien est sorti très affaibli de la guerre de l'automne dernier, au cours de laquelle non seulement une grande partie de son arsenal, mais surtout son leadership, ont été décimés par Israël. Ses lignes d'approvisionnement en cash et armes, en provenance d'Iran, ont été fortement impactées par la chute du régime Assad en Syrie, le 8 décembre 2024. Depuis, le prince ben Farhane est venu à plusieurs reprises à Beyrouth, après la décision du gouvernement de consacrer le monopole du port des armes aux mains de l’État et la mise en place d’un plan de l’armée pour atteindre cet objectif.

L’envoyé spécial de l’Élysée, Jean-Yves Le Drian, a également visité Beyrouth le 11 septembre et affiché l'appui de la France au Liban, assurant poursuivre ses efforts pour organiser deux conférences internationales à Paris. Ces événements visent à obtenir des financements pour aider à la reconstruction du pays, soutenir l'armée et relancer l'économie. Il avait dans ce cadre indiqué avoir eu des « contacts encourageants en Arabie saoudite au sujet du soutien au Liban ».

Le président de la République, Joseph Aoun, a reçu vendredi soir au palais de Baabda le conseiller du ministre saoudien des Affaires étrangères, Yazid ben Farhane, avec qui il a passé en revue « les derniers développements au Liban et dans la région », s'est contentée d'indiquer la présidence sur son compte X.Le jour même, le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, a invité l’Arabie saoudite à « ouvrir une nouvelle page avec la résistance », soulignant que la région se trouve à « un tournant dangereux » et que les armes du Hezbollah « ne sont dirigées ni contre le Liban ni contre le royaume ». Ses propos ont été tenus à l’occasion de la première commémoration de l’assassinat d’Ibrahim Akil, un des cadres du parti. Le Hezbollah n’épargnait pas depuis de nombreuses années l’Arabie...