Saad Hariri à son arrivée au centre-ville de Beyrouth, le 14 février 2025. Photo Anwar AMRO/AFP
L’émissaire spécial de l’ancien Premier ministre Saad Hariri, Georges Chaabane, s’est rendu jeudi à Moscou pour une rencontre avec le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Verchinine. M. Chaabane a exprimé la position de l'ancien Premier ministre sur les développements régionaux, soulignant que « seul l’État libanais détient la légitimité de porter les armes ». Une rare prise de position de la part de M. Hariri, en retrait de la vie politique depuis 2022 et dont le retour promis peine à se concrétiser.
« Au cours de la réunion, Georges Chaaban a exposé au responsable russe la position de M. Hariri sur les développements dans la région, en particulier au Liban, insistant sur l’importance de l’application intégrale de la résolution onusienne 1701 dans toutes ses dispositions. Il a notamment évoqué le retrait d’Israël des territoires libanais et l'arrêt des attaques », indique un communiqué du bureau de M. Hariri cité par l’Agence nationale d’information.Saad Hariri avait annoncé en février 2025 le retour de son parti, le courant du Futur, sur la scène politique, lors d’un discours marquant les 20 ans de l’assassinat de son père, l’ancien Premier ministre Rafic Hariri.
Le leader sunnite a occupé à deux reprises le poste de chef du gouvernement, de 2009 à 2011 puis de 2016 à 2020. Il s’était retiré de la vie politique et avait quitté le pays en 2022 après avoir échoué à former un gouvernement. S’il a promis à ses partisans un « retour » en 2026, cette perspective demeure incertaine, d’autant que l'Arabie saoudite semble chercher une ou plusieurs figures alternatives pour représenter la communauté sunnite qu’elle parraine.


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