Le député du Mouvement Amal, Ali Hassan Khalil s'exprimant au Parlement, Photo d'illustartion ANI
Le député du mouvement Amal, Ali Hassan Khalil, a déclaré dimanche que son parti et le Hezbollah sont déterminés à participer aux élections parlementaires de mai 2026, ajoutant que ceux qui « saperont les acquis [de ces partis], construits sur 30 ou 40 ans de sacrifices seront surpris par la fidélité du peuple ».
Les propos de l’homme fort d'Amal, derrière son chef, le président du Parlement Nabih Berry, ont été tenus lors d’une rencontre politique avec des cadres partisans dans les cazas de Hasbaya et Marjeyoun, rapporte l’Agence nationale d’information (ANI, officielle).
« Le mouvement Amal et le tandem national ne manqueront pas cette étape et sont résolus à y participer. Ceux qui parient ou tentent de provoquer un coup et de saper les acquis accumulés pendant 30 ou 40 ans de sacrifices seront surpris par la fidélité du peuple et sa conviction inébranlable dans son histoire militante. La pression politique, militaire ou sécuritaire, y compris les assassinats et l’occupation, ne changeront pas les convictions et la loyauté de notre peuple », a déclaré le député.
Malgré l’accord de cessez-le-feu conclu en novembre 2024 après plus de treize mois de guerre entre le Hezbollah et Israël, l'État hébreu continue d’effectuer des frappes quasi quotidiennes, principalement dans le sud du Liban, et maintient l’occupation de certaines zones du territoire libanais.
« Espace politique »
Ali Hassan Khalil a également évoqué la séance du cabinet du 5 septembre, au cours de laquelle l’armée libanaise a présenté son plan de désarmement des milices armées, y compris le Hezbollah.
« Ce qui a été convenu lors de la séance gouvernementale du 5 septembre a rouvert la porte à un espace politique confortable au Liban, permettant aux Libanais de se rencontrer et de coopérer pour affronter le principal défi posé par l’ennemi israélien, tout en bloquant ceux qui tentent de détourner le combat de la confrontation avec l’agression et les ambitions israéliennes vers des conflits internes », a-t-il déclaré.
Alors que le Hezbollah et Amal avaient vivement critiqué la décision du gouvernement du 5 août visant à désarmer le Hezbollah d’ici la fin de l’année, leur position s’est adoucie après la séance du 5 septembre, au cours de laquelle aucun calendrier de désarmement n’a été fixé. Parallèlement, le parti semble lier la question du désarmement à des réformes politiques plus larges. Jeudi, lors d’une réunion de la commission parlementaire ad hoc chargée d’examiner les projets de loi visant à réviser la loi électorale adoptée en juin 2017, les députés Ali Fayad (Hezbollah) et Ali Hassan Khalil ont dépassé le débat sur le vote des expatriés pour aborder la question de la révision du système politique.
« Notre position est claire : nous ne permettrons ni n’accepterons aucun conflit interne. Nous voulons que tous les Libanais s’unissent et affrontent ensemble les plans, l’agression et l’occupation d’Israël sur notre terre, et résistent à ses tentatives d’imposer sa logique de force au Sud et au Liban », a ajouté le député.
« Nous veillons à élargir la communication politique avec toutes les forces de manière responsable, afin de parvenir à un terrain d’entente qui renforce notre position nationale à l’étape actuelle et à l’avenir », a-t-il conclu.



Sa place est en prison !
14 h 54, le 15 septembre 2025