Le patriarche maronite libanais Béchara Raï. Photo d'archives AFP
Le patriarche maronite Béchara Raï a célébré dimanche une messe pour le repos de l'âme des martyrs de la « résistance libanaise » en l'église Notre-Dame à Mayfouq (Jbeil), alors qu'une partie du pays commémore le 43e annivesraire de l'ancien président Bachir Gemayel, assassiné pendant la guerre civile de 1975-1990.
Dans son homélie, le chef de l'Église maronite a souligné que « le Liban n'est pas un champ de bataille, mais un havre de liberté et de dignité humaine », affirmant que « les martyrs de la résistance libanaise sont devenus un cri retentissant pour dire que le Liban ne peut vivre que dans la liberté et la souveraineté ». « Cinquante ans après le déclenchement de la guerre (civile), nous nous demandons encore ce qu'elle nous a appris et ce que nous avons retiré de la destruction », a-t-il ajouté.
Le 22 octobre 1989, 58 députés libanais signaient à Taëf, en Arabie saoudite, au terme de trois semaines de négociations, un « document d’entente nationale » visant à mettre un terme à près de quinze ans de guerre civile, sous l’impulsion d’une « troïka » mandatée par la Ligue arabe et composée du Maroc, de l’Algérie et du royaume saoudien.
Alors que cet accord f est considéré par la majorité de la classe politique comme un acte fondateur, certaines réformes fondamentales prévues par ce texte, comme la dissolution de toutes les milices et la remise de leurs armes à l’État libanais ou l’abolition du confessionnalisme politique, n’ont toujours pas été mises en œuvre.


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