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Dernières Infos - France

Craintes autour de « possibles ingérences étrangères » pour les municipales en 2026


Le ministre français de l'Intérieur Bruno Retailleau rencontrant les préfets au ministère de l'Intérieur, à Paris, le 9 septembre 2025, à la veille de la journée d'action « Tout bloquer » du 10 septembre. Photo Alain Jocard/AFP

La campagne municipale n'a pas encore commencé en France, mais le financement des candidats est déjà surveillé, la commission des comptes de campagnes redoutant de « possibles ingérences étrangères » et « l'emprise » du narcotrafic.

Les scrutins municipaux auront lieux les 15 et 22 mars 2026.

Dans son « guide à l'usage des candidats », publié lundi, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) ne se contente toutefois pas de leur rappeler les règles d'usage.

Dès les premières pages du document, un encadré sur fond rouge attire leur attention sur « le contexte actuel de possibles ingérences étrangères », pour mieux les « alerter sur la nécessité de se prémunir de tout risque ».

Un appel à la « vigilance » quant à « toute proposition d'aide (...) dont la provenance ou les intentions pourraient susciter un doute », y compris « à leur insu » via des « pratiques visant à dissimuler l'origine étrangère de fonds ou d'avantages » et des « approches indirectes » par le biais d'associations, groupes d'amitiés et autres « clubs de réflexion ».

Cet avertissement inédit est justifié car « les risques d'ingérence étrangères sont plus forts aujourd'hui qu'ils ne l'étaient avant », a expliqué à l'AFP le président de la CNCCFP, Christian Charpy.

Moins qu'une déstabilisation massive par un Etat hostile, il appréhende plutôt « des risques d'ingérences communautaires, qui pourraient être appuyés depuis l'étranger ».

Pas nécessairement au travers de listes communautaires, peu nombreuses aux dernières municipales de 2020. Mais « il y a des communautés étrangères en France qui sont importantes (et) qui peuvent être activées pour diverses raisons par leurs pays d'origine, notamment via les réseaux sociaux ».

M. Charpy se dit également « inquiet du poids du narcotrafic dans certains quartiers et de (son) éventuelle emprise et influence sur les élections ». 

C'est une autre forme d'ingérence, pas nécessairement téléguidée de l'extérieur, mais il faudra « faire très attention, parce que les narcotrafiquants sont très organisés et puissants, c'est une pieuvre extrêmement efficace ».

La campagne municipale n'a pas encore commencé en France, mais le financement des candidats est déjà surveillé, la commission des comptes de campagnes redoutant de « possibles ingérences étrangères » et « l'emprise » du narcotrafic.Les scrutins municipaux auront lieux les 15 et 22 mars 2026.Dans son « guide à l'usage des candidats », publié lundi, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) ne se contente toutefois pas de leur rappeler les règles d'usage.Dès les premières pages du document, un encadré sur fond rouge attire leur attention sur « le contexte actuel de possibles ingérences étrangères », pour mieux les « alerter sur la nécessité de se prémunir de tout risque ».Un appel à la « vigilance » quant à « toute proposition d'aide (...)...