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Dernières Infos - Belgique

Guerre de Gaza : « L'UE n'est pas au rendez-vous de ses responsabilités »


Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot ors d’un entretien avec l’AFP à Bruxelles, le 5 septembre 2025. Photo : Nicolas TUCAT/AFP

L'Union européenne n'est « pas au rendez-vous de ses responsabilités » face à la guerre à Gaza, et sa crédibilité en politique étrangère « est en train de s'effondrer », a estimé vendredi le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, dans un entretien avec l'AFP.

« C'est incontestable que l'UE à ce stade n'est pas au rendez-vous de ses responsabilités dans cette crise humanitaire gigantesque, qui confère à l'inhumain », a déclaré M. Prévot. « Il est évident que pour l'opinion publique la crédibilité de la politique étrangère qui est menée par l'Union européenne, sur ce dossier-là singulièrement, est en train de s'effondrer », a-t-il ajouté.

Ce ministre centriste francophone faisait référence aux divisions des 27 Etats membres, incapables depuis des mois de s'entendre à l'unanimité pour sanctionner Israël pour la guerre dévastatrice menée depuis près de deux ans dans le territoire palestinien de Gaza, en réponse à l'attaque du 7 octobre 2023 perpétrée par le Hamas sur le sol israélien.

L'accès très limité à l'aide humanitaire pour la population civile a mené l'ONU à décréter fin aout l'état de famine à Gaza.

Face à cette situation, la Belgique a décidé cette semaine de prendre unilatéralement une série de sanctions (économiques, consulaires etc) contre Israël ou certains ministres du gouvernement Netanyahu, et s'est engagée à se joindre aux pays - dont la France - qui reconnaîtront l'Etat de Palestine en marge de la prochaine assemblée générale de l'ONU. Il s'agit d' »envoyer un signal politique et diplomatique fort » et de « faire pression sur le gouvernement israélien pour répondre le plus rapidement possible à l'urgence humanitaire » à Gaza, a insisté vendredi M. Prévot. « Il y a une obligation morale, il y a aussi un impératif légal d'agir ; les pays sont parties prenantes à des conventions et traités internationaux qui les obligent à poser tout acte pour éviter qu'un génocide ne survienne », a-t-il poursuivi. « Restons des défendeurs volontaristes du droit international ! ». 

Fin juillet, le président Emmanuel Macron a annoncé que la France allait reconnaître l'Etat de Palestine à l'Assemblée générale de l'ONU, qui se tiendra du 9 au 23 septembre à New York. Dans la foulée, plus d'une dizaine de gouvernements occidentaux ont appelé d'autres pays du monde à faire de même. La Belgique va se joindre aux pays signataires de la « Déclaration de New York ». Mais d'un point de vue légal sa reconnaissance de l'Etat palestinien, par un futur arrêté royal, reste soumise à deux conditions : la libération de tous les otages du Hamas et le fait que ce mouvement islamiste soit exclu de tout organe de gouvernance en Palestine.

L'Union européenne n'est « pas au rendez-vous de ses responsabilités » face à la guerre à Gaza, et sa crédibilité en politique étrangère « est en train de s'effondrer », a estimé vendredi le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, dans un entretien avec l'AFP.« C'est incontestable que l'UE à ce stade n'est pas au rendez-vous de ses responsabilités dans cette crise humanitaire gigantesque, qui confère à l'inhumain », a déclaré M. Prévot. « Il est évident que pour l'opinion publique la crédibilité de la politique étrangère qui est menée par l'Union européenne, sur ce dossier-là singulièrement, est en train de s'effondrer », a-t-il ajouté.Ce ministre centriste francophone faisait référence aux divisions des 27 Etats membres, incapables depuis...