Le président du Parlement, Nabih Berry (à droite), et le vice-président de la Chambre, Elias Bou Saab, le 1er juillet 2025 au Parlement. Photo Mohammad Yassine/L’Orient-Le Jour
Le vice-président du Parlement, Elias Bou Saab, a souligné lundi l’importance de la mise en œuvre complète de l’accord de Taëf (qui a mis fin à la guerre civile de 1975-1990 et est devenu partie intégrante de la Constitution), rappelant que cet accord « traite de nombreuses questions » et ne se limite pas au monopole de l’État sur les armes. Le député a tenu ces propos après avoir rendu visite au président du Parlement, Nabih Berry, à Aïn el-Tiné.
« L’unité interne est essentielle, et la pleine application de Taëf est la solution, qui doit passer par le dialogue. Comme vous le savez, Taëf aborde de nombreuses questions, y compris l’exclusivité des armes entre les mains de l’État libanais, et souligne qu’il doit y avoir un dialogue ainsi qu’une stratégie nationale de défense ou de sécurité, comme indiqué dans le discours d’inauguration », a encore déclaré M. Bou Saab.
« Taëf parle d’une loi électorale moderne, de l’abolition du confessionnalisme politique et de la décentralisation administrative », a-t-il poursuivi, appelant à donner la priorité à ces sujets. M. Bou Saab a aussi indiqué que Nabih Berry lui avait rappelé lundi « qu’il avait essayé à trois reprises par le passé de créer un organe national pour abolir le confessionnalisme politique, et que le moment est peut-être venu de revenir sur cette question ». « Il doit y avoir un dialogue avec le président, le Premier ministre et tous les partis politiques concernés au Liban pour avancer dans cette direction », a-t-il ajouté.
Les responsables du Hezbollah ont à plusieurs reprises réclamé une « stratégie nationale de défense » lorsqu’ils abordent la question de leurs armes. Le 5 août, le gouvernement libanais a chargé l’armée libanaise de préparer un plan pour désarmer le Hezbollah d’ici la fin de l’année.
M. Bou Saab a noté qu’il avait discuté avec Berry des « défis auxquels le gouvernement est confronté aujourd’hui », soulignant qu’il sentait que Berry est ouvert et flexible, tout en étant attentif au Liban, à sa dignité, et qu’il considère que les questions et crises doivent être traitées dans la compréhension et dans un environnement calme.
M. Bou Saab a également indiqué qu’ils sont « conscients du grand danger qui menace le Liban », citant les ambitions israéliennes dans la région.


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