Des Iraniennes dans une rue de Téhéran, capitale de l'Iran, en février 2018. Photo d'archives AFP / Atta KENARE
Les autorités iraniennes ont procédé à au moins 841 exécutions depuis le début de l’année, a annoncé vendredi le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme, soulignant une forte augmentation par rapport aux années précédentes.
Pour le seul mois de juillet, 100 personnes ont été exécutées, soit plus du double du nombre enregistré en juillet de l’an dernier, selon le bureau onusien, qui accuse Téhéran d’ignorer les appels internationaux en faveur de l’abolition de la peine capitale. Parmi les victimes figurent des femmes, des ressortissants afghans ainsi que des membres des minorités baloutche, kurde et arabe.
« Le nombre élevé d’exécutions traduit un schéma systématique d’usage de la peine de mort comme outil d’intimidation de l’État et de répression de toute dissidence », a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'Homme lors d’un point presse à Genève. Elle a souligné un ciblage « disproportionné » des minorités ethniques et des migrants dans les condamnations à mort.
L’ONU indique par ailleurs que 11 détenus risquent une exécution imminente : six sont accusées d’« insurrection armée » en raison de leur appartenance présumée aux Moudjahidines du peuple (MEK), et cinq autres en lien avec les manifestations de 2022.
Le chef des droits humains des Nations unies, Volker Türk, a de nouveau exhorté l’Iran à instaurer un moratoire sur la peine capitale, première étape vers son abolition.
Cet article est une traduction, réalisée par L'Orient-Le Jour, d'une dépêche publiée en anglais par l'agence Reuters.

