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Dernières Infos - Guerre À Gaza

Microsoft licencie quatre employés après des manifestations dénonçant les liens de l'entreprise avec Israël


Un groupe de personnes se rassemble derrière une banderole « Free Palestine – Stop Genocide », appelant à une manifestation en soutien au peuple palestinien le 30 août 2025, à la veille de la cérémonie d’ouverture de la 82ᵉ Mostra de Venise, sur le Lido de Venise, le 27 août 2025. Photo AFP/ Tiziana Fabi.

Microsoft a licencié quatre employés ayant participé à des actions de protestation sur les sites du groupe contre ses liens avec Israël, alors que le pays poursuit son offensive à Gaza. Parmi eux, deux personnes avaient organisé un sit-in cette semaine dans le bureau du président de l'entreprise.

Anna Hattle et Riki Fameli ont été informées de leur licenciement par message vocal, a indiqué mercredi dans un communiqué le collectif de protestation No Azure for Apartheid.

Le groupe a ajouté jeudi que deux autres salariés, Nisreen Jaradat et Julius Shan, avaient également été renvoyés. Ils faisaient partie des manifestants ayant récemment installé des campements au siège de Microsoft.

Microsoft a précisé que les licenciements faisaient suite à des violations graves de ses politiques internes. Dans sa déclaration de jeudi, l'entreprise a affirmé que les récentes manifestations sur site avaient « créé d'importantes préoccupations en matière de sécurité ».

No Azure for Apartheid, dont le nom fait référence au logiciel Azure de Microsoft, exige que la société cesse toute collaboration avec Israël et verse des réparations aux Palestiniens.

« Nous sommes ici parce que Microsoft continue de fournir à Israël les outils nécessaires pour commettre un génocide tout en trompant et en égarant ses propres employés sur cette réalité », a déclaré Hattle dans un communiqué.

Hattle et Fameli faisaient partie des sept manifestants arrêtés mardi après avoir occupé le bureau du président Brad Smith. Les cinq autres personnes arrêtées étaient d'anciens employés de Microsoft ou des personnes extérieures à la société.

Brad Smith a indiqué que Microsoft respectait « la liberté d'expression qui prévaut dans ce pays, dès lors qu'elle s'exerce dans le respect de la loi ».

Une enquête journalistique conjointe publiée ce mois-ci a révélé qu'une agence de surveillance militaire israélienne utilisait le cloud Azure de Microsoft pour stocker d'innombrables enregistrements d'appels téléphoniques effectués par des Palestiniens vivant en Cisjordanie et à Gaza, territoires occupés par Israël.

L'enquête menée par le Guardian, la publication israélo-palestinienne +972 Magazine et le média hébréophone Local Call, affirme qu'Israël s'appuie sur le cloud de Microsoft pour une surveillance massive des Palestiniens.

En réponse, Microsoft a annoncé qu'il allait confier à la société d'avocats Covington & Burling LLP la réalisation d'un audit.

D'autres salariés de Microsoft ont également exprimé leur mécontentement quant aux liens de l'entreprise avec Israël.

En avril, lors de la célébration du 50e anniversaire du groupe, les propos du patron de l’IA de Microsoft, Mustafa Suleyman, ont été interrompus par un employé pro-palestinien protestant contre les liens de l'entreprise avec Israël. Cet employé ainsi qu’un autre protestataire ont aussi été licenciés par la suite.

De nombreuses entreprises et institutions éducatives font face à des protestations en raison de leurs relations avec Israël, alors que la crise humanitaire provoquée par l’offensive militaire israélienne à Gaza s’intensifie, et que les images de Palestiniens souffrant de la faim, dont des enfants, suscitent une indignation mondiale.

Le nouveau cycle de violences dans le conflit israélo-palestinien, vieux de plusieurs décennies, a été déclenché en octobre 2023, lorsque des militants du Hamas ont attaqué Israël, tuant 1 200 personnes et prenant environ 250 otages, selon les chiffres israéliens.

L'offensive israélienne à Gaza a depuis fait des dizaines de milliers de morts palestiniens, provoqué une crise alimentaire, le déplacement interne de toute la population gazaouie, et mené à des accusations de génocide et de crimes de guerre devant des juridictions internationales, des allégations qu’Israël rejette.

Microsoft a licencié quatre employés ayant participé à des actions de protestation sur les sites du groupe contre ses liens avec Israël, alors que le pays poursuit son offensive à Gaza. Parmi eux, deux personnes avaient organisé un sit-in cette semaine dans le bureau du président de l'entreprise.Anna Hattle et Riki Fameli ont été informées de leur licenciement par message vocal, a indiqué mercredi dans un communiqué le collectif de protestation No Azure for Apartheid.Le groupe a ajouté jeudi que deux autres salariés, Nisreen Jaradat et Julius Shan, avaient également été renvoyés. Ils faisaient partie des manifestants ayant récemment installé des campements au siège de Microsoft.Microsoft a précisé que les licenciements faisaient suite à des violations graves de ses politiques internes. Dans sa déclaration de...