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Le tell archéologique de Kfaraabida inscrit dans l’inventaire des monuments historiques

Le site cinq fois millénaire avait été gravement endommagé samedi par un bulldozer du propriétaire du terrain.

Le tell archéologique de Kfaraabida inscrit dans l’inventaire des monuments historiques

Le ministre de la Culture Ghassan Salamé recevant les membres du conseil municipal de Kfarabida, le 25 août 2025, à la Bibliothèque publique, en présence de son conseiller Jad Tabet, du directeur de la DGA Sarkis Khoury, et de l'archéologue Hermann Genz. Photo ANI

Face à l’impensable, à savoir la destruction par un bulldozer d’un tell archéologique vieux de 5 000 ans à Kfaraabida, dans la région de Batroun, le ministre de la Culture Ghassan Salamé a publié mardi une décision consistant à inscrire le site dans l’inventaire des monuments historiques. En vertu de cette décision, « il est interdit d’opérer des changements sur les terrains où se trouve le site, sans autorisation préalable de la Direction générale des antiquités concernant les travaux prévus et les matières qui devraient être utilisées », lit-on dans le communiqué officiel. Les terrains en question portent les numéros 741, 743,744, 745, 748 et 1408 à Kfaraabida.

Cette décision est motivée par un rapport de la DGA portant le numéro 3154 et datant du 25 août 2025 sur les résultats des fouilles archéologiques dans le tell archéologique Fadous de Kfaraabida, toujours selon le communiqué. Ce site date de l’Age du Bronze, environ 3 000 ans avant J.C, et « revêt une grande importance pour comprendre l’histoire de la région et des villages libanais côtiers à cette époque », poursuit le texte.

Le drame a eu lieu samedi à 14h, quand un bulldozer a été acheminé au village de Kfaraabida par le propriétaire d’un des terrains sur lesquels se trouve le site, dans l’intention de le raser pour un futur projet de construction. En quelques minutes seulement, le bulldozer a fait des dégâts considérables dans la partie la plus superficielle du site, et la destruction aurait été beaucoup plus importante si la réaction de la municipalité, des activistes et de la DGA n’avait pas été assez prompte pour arrêter l’engin. Le ministère de la Culture a porté plainte contre le propriétaire.

Les pertes n’en restent pas moins inestimables selon l’archéologue Hermann Genz, professeur à l’AUB, qui a dirigé les fouilles sur le tell durant des années. A L’Orient-Le Jour, il a expliqué qu’il faudrait plus de temps pour estimer les dégâts, mais que les structures architecturales de l’étage supérieur du site ont vraisemblablement été rasées.

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Le ministre Salamé a reçu mardi dans la Bibliothèque nationale, en présence du directeur de la DGA Sarkis Khoury et de son conseiller Jad Tabet, le président du conseil municipal de Kfaraabida Michel Féghali, le vice-président Issam Fadous, et l’archéologue Hermann Genz.

Face à l’impensable, à savoir la destruction par un bulldozer d’un tell archéologique vieux de 5 000 ans à Kfaraabida, dans la région de Batroun, le ministre de la Culture Ghassan Salamé a publié mardi une décision consistant à inscrire le site dans l’inventaire des monuments historiques. En vertu de cette décision, « il est interdit d’opérer des changements sur les terrains où se trouve le site, sans autorisation préalable de la Direction générale des antiquités concernant les travaux prévus et les matières qui devraient être utilisées », lit-on dans le communiqué officiel. Les terrains en question portent les numéros 741, 743,744, 745, 748 et 1408 à Kfaraabida.Cette décision est motivée par un rapport de la DGA portant le numéro 3154 et datant du 25 août 2025 sur les résultats des fouilles...