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Dernières Infos - Yémen

L'armée israélienne bombarde Sanaa, au lendemain d’une frappe des houthis sur l’État hébreu

Une station pétrolière et une centrale électrique de Haïz, dans le sud de la capitale Sanaa ont été touchées par les bombardements israéliens

Des combattants rebelles houthis scandent des slogans lors d’un rassemblement en solidarité avec les Palestiniens et en condamnation d’Israël et des États-Unis, dans la capitale Sanaa, le 22 août 2025. Photo Mohammed HUWAIS / AFP

L’armée israélienne a revendiqué, dimanche, avoir bombardé plusieurs sites dans et autour de la capitale du Yémen, Saana, sous contrôle des rebelles houthis, faisant au moins deux morts et 35 blessés, affirmant agir en réponse aux attaques répétées du régime terroriste contre l’État d’Israël et ses civils.

L'armée de l'État hébreu a précisé que son aviation avait frappé plusieurs cibles dans la capitale yéménite, notamment « un site militaire situé dans le palais présidentiel, les centrales électriques d'Assar et de Hezyaz, ainsi qu'un site de stockage de carburant, tous utilisés pour les activités militaires » des houthis. « Le palais présidentiel se situe au sein d’un site militaire depuis lequel opèrent les forces armées du régime terroriste houthi », a indiqué le porte-parole de l’armée israélienne, Avichay Adraee, précisant que les centrales électriques « servaient de source d’approvisionnement en électricité significative pour les activités militaires ».

Affirmant agir en solidarité avec les Palestiniens de Gaza, en proie à la guerre entre Israël et le Hamas, les houthis lancent régulièrement des attaques aux missiles et drones en direction du territoire israélien, mais la plupart sont interceptés.

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« Agression israélienne sur la capitale Sanaa », a écrit sur X, al-Massirah, organe médiatique du groupe rebelle. « Plusieurs frappes ont visé une station de la compagnie pétrolière rue al-Sittine » et une « centrale électrique » dans le sud de Sanaa, déjà bombardée par Israël il y a une semaine. Une source de sécurité des houthis a, elle, déclaré à l’AFP que l’attaque avait visé « le bâtiment de la sécurité de la municipalité, dans le centre de Sanaa ». Le ministère de la Santé de la formation pro-iranienne a fait état de deux morts et 35 blessés dans les frappes israéliennes.

Israël a largué une trentaine de munitions sur la capitale yéménite depuis près d’une douzaine d’avions de chasse, appuyés par des avions ravitailleurs ayant participé à l’opération, a indiqué Al-Jazeera. Plusieurs vidéos de ces endroits circulant sur les réseaux sociaux depuis le début d’après-midi, dimanche, montraient d’importantes explosions sur place.

Le ministère israélien de la Défense a diffusé une photo montrant le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le ministre de la Défense Israel Katz et le chef d’état-major, le lieutenant-général Herzi Halevi, suivant l’opération militaire au Yémen depuis un bunker de commandement.

Les houthis menacent d’« escalade militaire »

Les rebelles houthis ont dénoncé les frappes israéliennes, affirmant qu’Israël « tente de compenser ses pertes » par ces attaques et avertissant qu’ils disposent encore « d’options militaires supplémentaires ».

Selon Al-Jazeera, citant un responsable houthi, ces raids ont visé « des zones résidentielles densément peuplées », ajoutant que « le siège de la présidence n’était ni occupé ni utilisé ». La même source a par ailleurs affirmé que « cibler des installations civiles et des zones d’habitation constitue un crime de guerre », promettant une « intensification des opérations houthies avec des objectifs encore plus importants au cœur de l’entité ennemie ». Le responsable a également assuré que les défenses aériennes du mouvement avaient « neutralisé une partie des bombardements sur Sanaa ». Il a enfin averti que « si une implication américaine dans ces frappes est confirmée, nous reprendrons le ciblage de ses intérêts ».

Vendredi soir, les houthis avaient tiré un missile en direction d'Israël, situé à quelque 1 800 km. Ce missile était équipé d’une ogive contenant des munitions à sous‑munitions, selon une enquête menée par l’armée israélienne, citée par le quotidien israélien Haaretz. C'est la première fois que des combattants houthis lancent un missile de ce type en direction d’Israël. L’Iran avait également utilisé au moins trois missiles à sous‑munitions pendant sa guerre de 12 jours contre l'État hébreu. L’armée israélienne en a employé au Liban en 2006 et a été accusée d’en avoir lancé lors de sa dernière guerre d'automne contre le Hezbollah. L’armée a précisé que l’échec de l’interception fait actuellement l’objet d’un examen et n’est pas lié au type de missile lancé.

Les autorités israéliennes ont indiqué qu'il s'était « très probablement désintégré en plein vol ». Outre les tirs contre Israël, les rebelles yéménites avaient repris en juillet, après une pause de plusieurs mois, leurs attaques lancées après le début de la guerre à Gaza, au large du Yémen, contre les navires qu'ils accusent de liens avec Israël. En mai, ils avaient conclu une trêve avec les États-Unis, mettant fin à des mois de bombardements américains au Yémen.


L’armée israélienne a revendiqué, dimanche, avoir bombardé plusieurs sites dans et autour de la capitale du Yémen, Saana, sous contrôle des rebelles houthis, faisant au moins deux morts et 35 blessés, affirmant agir en réponse aux attaques répétées du régime terroriste contre l’État d’Israël et ses civils.L'armée de l'État hébreu a précisé que son aviation avait frappé plusieurs cibles dans la capitale yéménite, notamment « un site militaire situé dans le palais présidentiel, les centrales électriques d'Assar et de Hezyaz, ainsi qu'un site de stockage de carburant, tous utilisés pour les activités militaires » des houthis. « Le palais présidentiel se situe au sein d’un site militaire depuis lequel opèrent les forces armées du régime terroriste houthi », a indiqué le porte-parole de l’armée...