Un plant de cannabis. AFP
L'armée libanaise a détruit des champs de cannabis dans les villages de Zarazir, Deir el-Ahmar et Chlifa, dans la Békaa-Nord, selon des informations de notre correspondante Sarah Abdallah. La troupe a également détruit des plants de cannabis plantés dans des habitations et arrêté un suspect. Cette opération intervient à l'heure où le gouvernement de Nawaf Salam a validé la nomination des membres de l’autorité de régulation prévue par une loi de 2020 légalisant la culture du cannabis thérapeutique dans le pays.
En 2020, dans un contexte d'effondrement économique, le Parlement avait approuvé un projet de loi légalisant la culture du cannabis au Liban à des fins médicales et industrielles. Cette loi autorise exclusivement l'État à s'impliquer dans le secteur de la production et du commerce du cannabis, qui est cultivé illicitement depuis des décennies dans la Békaa. La production actuelle est notamment gérée par des clans chiites de cette région. Avant l'adoption de la loi, le Liban avait engagé en 2018 le cabinet de conseil international McKinsey & Co pour le conseiller sur ses difficultés économiques. McKinsey avait alors suggéré au gouvernement de légaliser la culture et la production de la plante, largement disponible dans le pays, au moins pour certains usages.
Le Liban est réputé de manière informelle à l'étranger pour cultiver un cannabis récréatif de qualité. La culture du cannabis thérapeutique se distingue de celle à usage récréatif par un certain nombre de standards — variétés sélectionnées selon leur teneur en CBD (cannabidiol) et faible en THC (substance psychoactive), traçabilité, utilisation limitée de pesticides.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine