Des Iraniens passent devant des boutiques du Grand Bazar de Téhéran, le 13 août 2025. Photo AFP/ATTA KENARE
Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a indiqué mercredi que son pays ne pouvait « pas mettre fin totalement » à sa coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), après la suspension par Téhéran des inspections menées par le gendarme onusien.
« Nous ne pouvons pas interrompre complètement la coopération avec l'agence », a dit M. Araghchi lors d'un entretien accordé à l'agence officielle de presse Irna, expliquant que remplacer « le combustible de la centrale nucléaire de Bouchehr (sud-ouest) » devrait se faire dans les prochaines semaines et nécessiterait « la présence des inspecteurs » de l'AIEA. « Le retour des inspecteurs sera possible, en vertu d'une loi du Parlement, sur décision du Conseil suprême de sécurité nationale », a-t-il souligné.
Le mois dernier, l'Iran a officiellement suspendu sa coopération avec l'AIEA, invoquant l'incapacité de l'agence à condamner les frappes israéliennes et américaines ses sites nucléaires en juin lors d'une guerre de 12 jours déclenchée par Israël.
Le 13 juin, Israël a lancé une attaque surprise contre le territoire iranien, menant des centaines de frappes contre des sites militaires et nucléaires, et tuant des scientifiques liés au programme nucléaire iranien ainsi que des hauts gradés. L'Iran a riposté avec des tirs de missiles et de drones sur Israël.
Les États-Unis qui ont aussi bombardé le 22 juin des sites nucléaires en Iran, ont annoncé une cessation des hostilités le 24 juin. L'attaque israélienne entraîné un arrêt des négociations nucléaires indirectes entre l'Iran et les États-Unis lancées en avril.


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