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Monde - Russie-Ukraine

Zelensky à Washington : une rencontre sous le signe de l’optimisme

« Pas question » pour Kiev de récupérer le contrôle de la Crimée annexée par Moscou en 2014 ni d’entrer dans l’OTAN : Trump pose ses conditions pour la fin de la guerre.

Zelensky à Washington : une rencontre sous le signe de l’optimisme

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le président américain Donald Trump dans le Bureau ovale à Washington, le 18 août 2025. Mandel Ngan/AFP

« Cette guerre va se terminer » : Donald Trump a exprimé lundi un certain optimisme sur la possibilité d’arriver à la paix en Ukraine, en recevant le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Il est très vite apparu que cette réunion cruciale serait bien différente de celle qui avait vu le président américain humilier publiquement son homologue fin février. Accueillant Volodymyr Zelensky à environ 13h15 locale (17h15 GMT), le locataire de la Maison-Blanche l’a complimenté sur sa veste et sa chemise sombres, remplaçant son habituelle tenue d’inspiration militaire.

Le chef d’État ukrainien, étrillé la dernière fois par les partisans du milliardaire républicain pour son choix vestimentaire et parce qu’il n’avait selon eux pas exprimé assez de gratitude, a cette fois remercié son hôte dès le début de leur entretien.

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« Merci pour l’invitation et merci beaucoup pour vos efforts, vos efforts personnels pour mettre fin à la tuerie et arrêter cette guerre », a dit le président ukrainien dans le Bureau ovale.

« Très bonne protection »

Donald Trump, sans entrer dans les détails, a assuré que les États-Unis « seraient impliqués » dans la sécurité future de l’Ukraine, un sujet crucial pour Kiev et les Européens. « Nous leur donnerons une très bonne protection », a-t-il promis, après avoir déjà récemment précisé que toute garantie de sécurité devrait être inventée hors du cadre de l’OTAN, pour être acceptée par Moscou.

Il a en revanche à nouveau jugé qu’un cessez-le-feu n’était pas nécessaire pour engager un processus de paix, contrairement à ce que demandent les Ukrainiens et leurs alliés européens. Le président américain a aussi redit qu’il voulait organiser une réunion à trois avec Vladimir Poutine, « si tout se passait bien », et annoncé qu’il appellerait le dirigeant russe, qu’il avait rencontré vendredi en Alaska, plus tard lundi.

Les Européens venus faire bloc

Après leur réunion bilatérale, Volodymyr Zelensky et Donald Trump seront rejoints par des dirigeants européens, venus faire bloc autour du chef de l’État ukrainien à Washington. Le chef de l’OTAN Mark Rutte, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le Premier ministre britannique Keir Starmer sont arrivés à la Maison-Blanche, reçus par la cheffe du protocole Monica Crawley, alors qu’une alerte aérienne retentissait à Kiev.

Ont suivi, dans un ballet protocolaire sans précédent, le chancelier allemand Friedrich Merz, la Première ministre italienne Giorgia Meloni, les présidents finlandais Alexander Stubb et français Emmanuel Macron. M. Zelensky avait redit lundi, avant de venir à la Maison-Blanche, qu’il ne fallait pas que la Russie soit « récompensée » pour avoir envahi son pays en février 2022. Le président américain, qui n’a jamais désigné la Russie comme responsable du conflit, avait lui écrit sur son réseau Truth Social que Volodymyr Zelensky « pouvait mettre fin à la guerre avec la Russie presque immédiatement s’il le voulait ».

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« Je sais exactement ce que je fais »

Piqué au vif par les critiques de ses opposants sur la rencontre vendredi avec Vladimir Poutine, lors de laquelle il n’a obtenu ni cessez-le-feu ni concessions publiques, Donald Trump a répliqué sur un ton rageur. « Je sais exactement ce que je fais », a-t-il écrit lundi sur Truth Social. Le milliardaire républicain, très vague sur ce qu’il attend de Moscou, a en revanche dit publiquement ce qu’il voulait de Kiev : renoncer à la Crimée occupée par la Russie depuis 2014 ainsi qu’à une adhésion à l’OTAN.

Un responsable au courant d’échanges téléphoniques samedi entre le président américain et des dirigeants européens a affirmé à l’AFP que Donald Trump soutenait par ailleurs une proposition russe selon laquelle Kiev céderait les régions de Donetsk et Lougansk (Est), tandis que le front serait gelé dans celles de Kherson et Zaporijjia (Sud). Lundi, les combats ont continué en Ukraine, avec des tirs de drones et de missiles. Une frappe de drone russe a fait sept morts et des blessés à Kharkiv, dans l’est de l’Ukraine, selon les autorités locales. Deux personnes ont été tuées dans des frappes ukrainiennes dans les régions de Kherson et Donetsk, dont d’importantes parties sont sous contrôle des troupes russes, selon les autorités d’occupation.

« Cette guerre va se terminer » : Donald Trump a exprimé lundi un certain optimisme sur la possibilité d’arriver à la paix en Ukraine, en recevant le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Il est très vite apparu que cette réunion cruciale serait bien différente de celle qui avait vu le président américain humilier publiquement son homologue fin février. Accueillant Volodymyr Zelensky à environ 13h15 locale (17h15 GMT), le locataire de la Maison-Blanche l’a complimenté sur sa veste et sa chemise sombres, remplaçant son habituelle tenue d’inspiration militaire.Le chef d’État ukrainien, étrillé la dernière fois par les partisans du milliardaire républicain pour son choix vestimentaire et parce qu’il n’avait selon eux pas exprimé assez de gratitude, a cette fois remercié son hôte dès le début de leur...
commentaires (7)

Heureusement que Trump s’intéresse peu au Liban…. Jusqu’à présent.

Hacker Marilyn

13 h 24, le 20 août 2025

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Commentaires (7)

  • Heureusement que Trump s’intéresse peu au Liban…. Jusqu’à présent.

    Hacker Marilyn

    13 h 24, le 20 août 2025

  • Trump utilise sa fonction pour exercer son premier job d’agent immobilier en jouant avec le sort du monde comme s’il s’agissait d’une transaction immobilière de plus pour lui. Le pire est que tout le monde obéit à son diktat à commencer par les institutions américaines et le peuple. Il ne faut pas s’étonner de voir naître un nouveau dictateur puisque personne n’ose se mettre en travers de son chemin. Il est le président de la plus grande puissance militaire au monde et se comporte comme un gamin gâté. A quand un adulte pour mettre fin à ses caprices.

    Sissi zayyat

    12 h 06, le 20 août 2025

  • Parler d’optimisme est un oxymore dans cette situation. Voir Trump non seulement déployer le tapis rouge mais en plus applaudir un assassin frappé d’un mandat d’arrêt pour crimes contre l’humanité, relève de l’insanité et d’insultes au monde qui se veut démocratique, régie par les chartes internationales qui protègent l’humanité de ce genre de prédateurs. Comment se fait il qu’aucun peuple ne s’est révolté à la vue de cette mascarade? Pour bien moins que cela on aurait eu des manifestations mondiales pour se faire entendre. Pourquoi ne pas dénoncer les actes de cet agent immobilier qui prend

    Sissi zayyat

    12 h 01, le 20 août 2025

  • Vous avez dit « optimisme » ? Cela dépend pour qui ! Pour Poutine, certainement. Pour Trump, très probablement. Il en va autrement pour Zelensky à qui Trump ordonne de renoncer à la Crimée, au Dombass, et Louganskm et un simple gel des positions dans d’autres réions envahies par la Russie. Et quoi en échange ? On croirait se o dans une célèbre scène du Parrain : « Voisi mon offre : Rien ! »

    Yves Prevost

    08 h 25, le 20 août 2025

  • Il s’est fait tirer les bretelles et ne sera plus là pour longtemps

    LeRougeEtLeNoir

    08 h 24, le 20 août 2025

  • Ça ne résout rien au problème de l’Europe qui est toujours dépendante des USA. Preuves en est : (Toujours) la non contribution budgétaire à l‘Otan qui donnerait une voix aux Européens sein de l’instance, l’Europe de la défense qui est toujours dans le coma grâce à l’Allemagne qui ne veut rien concéder à la France qui a une longueur d’avance dans le militaire, le chacun pour soi dans l’avion de combat européen dont profite le F35. Ce commentaire rejoint les autres commentaires faits sur l’échec de l’Europe et des régimes Européens et l’urgence de sortir du déni et faire des reformes

    Moi

    12 h 59, le 19 août 2025

  • « Cette guerre va se terminer ». C’est probable : les deux combattants sont exsangues, mais la PAIX en Ukraine » est extrêmement improbable. En ffet, la cessation des combats est une chose, la paix une autre. Elle est « la tranquillité de l’ordre » ; là où il n’y a pas de justice, donc d’ordre, , il n’y a pas de paix. La justice exigerait l’évacuation de tous les territoires occupés par la Russie et le paiement d’une indemnité en réparation des dommages commis, mais, or on va, au contraire, vers une cession de territoires ukrainiens à la Russie. Ainsi, Poutine pourra profiter de son crime.

    Yves Prevost

    09 h 12, le 19 août 2025

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