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Dernières Infos - Droits Humains

Qatar : HRW dénonce une peine de prison contre le chef de la minorité bahaïe


L'ONG Human Rights Watch (HRW) a dénoncé vendredi la condamnation à cinq ans de prison, prononcée selon elle par un tribunal qatari, contre le chef de la minorité bahaïe de l'émirat, pour des accusations qu'elle juge infondées.

La communauté bahaïe, dont le siège mondial se trouve en Israël, affirme compter plus de sept millions de fidèles dans le monde. Elle suit les enseignements de Bahaullah, né en Iran en 1817, qu'elle considère comme un prophète. 

HRW a déclaré que Remy Rowhani, 71 ans, président de l'Assemblée spirituelle nationale des Bahaïs au Qatar, avait été condamné mercredi à cinq ans de prison par un tribunal de Doha « uniquement pour avoir exercé ses droits à la liberté d'expression et de religion ». Selon l'ONG, le tribunal l'a condamné pour violation de l'ordre public et des valeurs religieuses et sociales en faisant la promotion des valeurs de sa communauté sur les réseaux sociaux, a indiqué HRW dans un communiqué en citant des documents judiciaires.

« Enfermer Remy Rowhani pendant cinq ans sur une série d’accusations (...) basées uniquement sur son identité religieuse et ses activités au sein de la communauté bahaïe du Qatar constitue une violation grave (...) des droits humains », a déclaré Michael Page, directeur adjoint de HRW pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.

« Les autorités qataries devraient respecter les libertés fondamentales et libérer immédiatement Rowhani », a-t-il ajouté. Le chef bahaïe a notamment été condamné pour « promotion d'idées mettant en doute les fondements et enseignements de l'islam », a précisé HRW en citant les documents judiciaires.

La Constitution du Qatar, pays conservateur musulman, interdit toute « discrimination fondée sur le sexe, l'origine, la langue ou la religion » et insiste sur « la liberté de culte ». Entre 2003 et 2025, les autorités qataries ont pourtant « expulsé jusqu'à 14 membres de la communauté sans autre raison apparente que leur appartenance à la foi bahaïe », d'après HRW.

Remy Rowhani avait été arrêté en avril dernier sur la base de la loi qatarie sur la cybercriminalité, pour des publications sur un compte X, selon l'ONG.  Il avait été libéré de prison quelques mois plus tôt après avoir déjà purgé une peine d'un mois, toujours selon cette source.

L'ONG Human Rights Watch (HRW) a dénoncé vendredi la condamnation à cinq ans de prison, prononcée selon elle par un tribunal qatari, contre le chef de la minorité bahaïe de l'émirat, pour des accusations qu'elle juge infondées.La communauté bahaïe, dont le siège mondial se trouve en Israël, affirme compter plus de sept millions de fidèles dans le monde. Elle suit les enseignements de Bahaullah, né en Iran en 1817, qu'elle considère comme un prophète. HRW a déclaré que Remy Rowhani, 71 ans, président de l'Assemblée spirituelle nationale des Bahaïs au Qatar, avait été condamné mercredi à cinq ans de prison par un tribunal de Doha « uniquement pour avoir exercé ses droits à la liberté d'expression et de religion ». Selon l'ONG, le tribunal l'a condamné pour violation de...