Un panneau représentant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, accompagné d’un texte en persan indiquant « Hitanyahu » et d’un texte en hébreu le qualifiant de « nazi allemand d’aujourd’hui », le 11 août 2025 sur la place de Palestine, dans le centre de Téhéran. Photo Atta KENARE / AFP
La police iranienne a annoncé mardi avoir arrêté au moins 21 000 personnes qu'elle soupçonne d'avoir commis des infractions, notamment de l'espionnage, au cours des 12 jours de guerre contre Israël en juin, selon le porte-parole des forces de l’ordre, cité par des médias d’État.
À la suite des frappes aériennes israéliennes entamées le 13 juin sur le territoire iranien, les forces de sécurité iraniennes ont lancé une vaste campagne d’arrestations, marquée par une « forte présence dans les rues », des points de contrôle renforcés et des « signalements publics » incitant les citoyens à dénoncer toute personne jugée suspecte.
« Les signalements publics ont augmenté de 41 %, ce qui a conduit à l’arrestation de 21 000 suspects pendant les 12 jours de guerre », a déclaré le porte-parole de la police, Saeid Montazerolmahdi. Il n’a pas précisé les charges retenues contre ces personnes, mais Téhéran a déjà affirmé que certaines auraient transmis des informations ayant pu faciliter les attaques israéliennes.
Le conflit entre Israël et l’Iran a également provoqué une accélération du rythme d’expulsions de migrants afghans soupçonnés d’être en situation irrégulière en Iran. Des agences humanitaires rapportent par ailleurs que les autorités locales ont accusé certains ressortissants afghans d’espionnage au profit d’Israël. « Les forces de l’ordre ont interpellé 2 774 migrants en situation irrégulière et découvert 30 dossiers spéciaux de sécurité en examinant leurs téléphones. 261 suspects d’espionnage et 172 personnes accusées de prises de vue non autorisées ont également été arrêtés », a ajouté le porte-parole.
Saeid Montazerolmahdi n’a toutefois pas précisé combien de personnes arrêtées avaient depuis été relâchées. Il a indiqué que la police iranienne avait traité « plus de 5 700 affaires de cybercriminalité, telles que des fraudes en ligne et des retraits non autorisés, pendant la guerre », estimant que cela avait fait du « cyberespace un champ de bataille important ».
Cet article est une traduction, réalisée par L'Orient-Le Jour, d'une dépêche publiée en anglais par l'agence Reuters.

