Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Syrie

Le ministère syrien de la Défense et les FDS s'accusent mutuellement d'une attaque dans le nord de la Syrie


Des femmes kurdes syriennes portent des pancartes lors d'une marche de soutien avec Soueida, dans la ville orientale de Qamishli, le 17 juillet 2025. Photo Delil SOULEIMAN / AFP

Le ministère syrien de la Défense et les Forces démocratiques syriennes (FDS), dirigées par les Kurdes, se sont accusés mutuellement samedi d’une attaque dans la ville de Manbij, dans le nord du pays, des accusations qui sonnent comme un premier accroc à l'accord historique d'intégration signé par les deux parties en mars.

Le ministère de la Défense a accusé les FDS d'avoir lancé un barrage de roquettes sur l'un des avant-postes de l'armée dans la campagne de la ville, blessant quatre soldats et trois civils, rapporte l'agence de presse officielle syrienne Sana. Le ministère a qualifié cette attaque « d'irresponsable » et d'« injustifiée ». Soutenues par les États-Unis, les FDS ont affirmé dans un communiqué répondre à « un assaut d'artillerie non provoqué visant des zones peuplées de civils avec plus de dix obus » et provenant de factions opérant dans les rangs du gouvernement syrien. Le communiqué ne mentionne aucune victime.

Lire aussi

Washington veut pousser les Kurdes syriens dans les bras de Damas

En mars, les FDS ont signé un accord avec le gouvernement islamiste de Damas pour rejoindre les institutions de l'État syrien. L'accord vise à recoller les morceaux d'un pays fracturé par 14 années de guerre, en ouvrant la voie à la fusion des forces dirigées par les Kurdes, qui détiennent un quart du territoire syrien, avec Damas, ainsi qu'avec les organes régionaux de gouvernement kurde. Cependant, l'accord ne précise pas comment les FDS seront fusionnées avec les forces armées syriennes. Les FDS avaient précédemment déclaré que leurs forces devaient être intégrées en tant que bloc, alors que Damas souhaite qu'elles le soient en tant qu'individus.

Une source du ministère turc de la Défense avait déclaré le mois dernier que les FDS devaient prouver qu'elles respectaient l'accord conclu avec le gouvernement syrien. Ankara considère les FDS comme une extension du Parti proscrit des travailleurs du Kurdistan.

« Tout en réaffirmant notre engagement à respecter les accords de désescalade actuels, nous appelons les autorités compétentes du gouvernement syrien à prendre leurs responsabilités et à placer les factions indisciplinées sous leur contrôle », ont déclaré les FDS dans leur communiqué.

Cet article est une traduction, par L’Orient-Le Jour, d'une dépêche en anglais de l'agence Reuters.

Le ministère syrien de la Défense et les Forces démocratiques syriennes (FDS), dirigées par les Kurdes, se sont accusés mutuellement samedi d’une attaque dans la ville de Manbij, dans le nord du pays, des accusations qui sonnent comme un premier accroc à l'accord historique d'intégration signé par les deux parties en mars.Le ministère de la Défense a accusé les FDS d'avoir lancé un barrage de roquettes sur l'un des avant-postes de l'armée dans la campagne de la ville, blessant quatre soldats et trois civils, rapporte l'agence de presse officielle syrienne Sana. Le ministère a qualifié cette attaque « d'irresponsable » et d'« injustifiée ». Soutenues par les États-Unis, les FDS ont affirmé dans un communiqué répondre à « un assaut d'artillerie non provoqué visant des zones...