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Dernières Infos - Explosion Du 4 Août 2020

Abou Assi : « Tous les crimes majeurs commis au Liban ces 25 dernières années ont été commis par le Hezbollah »


Abou Assi : « Tous les crimes majeurs commis au Liban ces 25 dernières années ont été commis par le Hezbollah »

Le député des Forces libanaises, Pierre Abou Assi. Photo ANI

Le député des Forces libanaises (FL) Pierre Abou Assi, a qualifié de « crime du siècle » l’explosion au port de Beyrouth le 4 août 2020 qui a fait 235 morts et plus de 7000 blessés, pointant du doigt « le Hezbollah comme premier accusé ». Dans une interview au podcast Al Jadeed reprise par l’Agence nationale d’information (ANI, officielle), il a précisé que ce drame est constitué de trois crimes consécutifs : le stockage de matières dangereuses au cœur de la capitale pendant des années, jusqu'au 3 août, l'explosion catastrophique du soir du 4 août, et l'impunité, crime le plus grave qui a commencé le 5 août.

« Cinq ans ont déjà passé, mais l'enquête n'a abouti à aucun résultat », a déploré Pierre Abou Assi. « Tous les crimes majeurs commis au Liban au cours des 25 dernières années et dont les auteurs n'ont pas été identifiés ont été perpétrés par le Hezbollah, de l'assassinat du président Rafic Hariri à l'explosion du 4 août, en passant par l'assassinat d'Elias Hasrouni (responsable des FL) à Ain Ebel. Les attaques contre le juge et l'intrusion au palais de justice sont autant d'indices de l'implication du parti. Il existe d’ailleurs une décision claire de ne pas laisser l'enquête aboutir » a-t-il poursuivi, dans une allusion aux pressions exercées sur le juge d’instruction Tarek Bitar, et à la manifestation contre ce magistrat le 14 octobre 2021 devant le palais de justice de Beyrouth, menée par le Hezbollah et le mouvement chiite Amal, qui a dégénéré en affrontements sanglants.

Après deux années d’entraves politico-judiciaires, l’enquête sur la double explosion au port de Beyrouth conduite par le juge Bitar a été relancée en janvier dernier. L’acte d’accusation se fait toujours attendre. 

« Le Liban ne fait plus partie des priorités de la communauté internationale », a par ailleurs affirmé le député Abou Assi, rappelant les récents propos de l’émissaire américain Tom Barrack, qui avait appelé Beyrouth à désarmer le Hezbollah, et affirmé que « les États-Unis n’attendraient pas le Liban, pas plus que l'Arabie saoudite et tous les pays amis ». 

Le député a dans ce cadre accusé le parti chiite pro-iranien de refuser de rendre ses armes, et de constituer une menace pour le contrat social. « La vérité est que le Hezbollah est le bras politique et sécuritaire de l'Iran au Liban et refuse de rendre ses armes, ce qui menace le contrat social fondé sur l'égalité entre les Libanais. Ce qui se passe aujourd'hui sape ce contrat, et si nous dépassons le point de non-retour, seul Dieu sait comment les choses finiront », a-t-il insisté, affirmant aussi que « la paix civile ne peut être réalisée que si l'État joue pleinement son rôle, et non en y renonçant ».


Le député des Forces libanaises (FL) Pierre Abou Assi, a qualifié de « crime du siècle » l’explosion au port de Beyrouth le 4 août 2020 qui a fait 235 morts et plus de 7000 blessés, pointant du doigt « le Hezbollah comme premier accusé ». Dans une interview au podcast Al Jadeed reprise par l’Agence nationale d’information (ANI, officielle), il a précisé que ce drame est constitué de trois crimes consécutifs : le stockage de matières dangereuses au cœur de la capitale pendant des années, jusqu'au 3 août, l'explosion catastrophique du soir du 4 août, et l'impunité, crime le plus grave qui a commencé le 5 août.« Cinq ans ont déjà passé, mais l'enquête n'a abouti à aucun résultat », a déploré Pierre Abou Assi. « Tous les crimes majeurs commis au Liban au cours des 25...