Les réseaux sociaux peuvent s’avérer dangereux pour les jeunes. Photo AFP
Les dossiers de la protection des mineurs sur les réseaux sociaux et de la lutte contre les jeux d’argent en ligne étaient au cœur d’une rencontre entre le ministre libanais des Télécommunications Charles Hage et une délégation de l’entreprise Tik Tok dirigée par Fatih Kafadar, responsable pour la Turquie et le Levant chez ByteDance/TikTok des relations gouvernementales et des politiques publiques. Une rencontre à l’issue de laquelle il a été décidé de former une commission spécialisée au sein du ministère pour étudier les modalités de sensibilisation du public aux risques des réseaux sociaux pour les mineurs et leur garantir un environnement électronique sûr.
Les membres de la délégation de TikTok ont présenté les activités de la plateforme au Liban et évoqué le niveau élevé d'interaction des utilisateurs libanais avec celle-ci. De son côté, le ministre Hage a mis l'accent sur « l’importance de la protection des enfants et des adolescents contre l'exploitation en ligne ». Il s’est particulièrement intéressé aux mesures prises par la plateforme pour les protéger contre toute forme d'exploitation, et pour lutter contre le phénomène des jeux d'argent en ligne.
La réunion s’est tenue en présence du directeur général de l'investissement et de la maintenance au ministère, Bassel Ayoubi, du directeur général de l'Autorité de régulation des télécommunications, Amine Moukheiber, et de représentants des entreprises locales de téléphonie mobile Alfa et Touch.
Au printemps 2024, la police libanaise a identifié un réseau de pédocriminalité qui recrutait des adolescents pour attirer des enfants via TikTok. Après avoir attiré les mineurs, les personnes impliquées « les ont violés, drogués, ont filmé le viol puis (…) ont menacé de publier ces extraits s’ils racontaient ce qu’ils avaient subi », avait alors indiqué une source sécuritaire à l’AFP. Six personnes avaient été arrêtées « à Beyrouth, au Mont-Liban et dans le Nord, dont trois mineurs célèbres sur l’application TikTok, de nationalités libanaise, syrienne et turque », avait indiqué la police dans un communiqué.
L'affaire a choqué et à la fois sensibilisé la société libanaise aux dangers que peuvent représenter les réseaux sociaux pour les enfants.


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